‹ Les Eglises romanesChapitre 10 sur 11 · LES ÉGLISES P.0MV.VE · texte numérisé non relu

LES ÉGLISES P.0MV.VE

ture ornemenlalc, longtemps dans l'enfance a révélé ses ressources à la fois en Bourgogne, en Poitou, en Auvergne, en Provence, en Lombardie. Depuis les derniers temps de l'antiquité elle était réduite à une ornementation stylisée et barbare ; elle reprend, aux portails de Saint-Trophime, de Moissac, de Chartres, sa place dans l'art occidental. Le catholicisme avait ainsi trouvé dans l'art roman un modèle de construction religieuse adapté à ses besoins. Le mouvement aurait pu s'arrêter ; l'art roman avait donné à l'Occident le type architectural que rOrient demandait à l'art byzantin. Les écoles locales tendaient à se pénétrer l'une l'autre, les diversités s'effaçaient et il se serait peut-être formé un type abstrait d'église romane, qui aurait été pour l'Occident ce que l'église à croix grecque fut pour l'Orient, si une des moins prospères de ces écoles locales, n'avait imaginé un nouveau procédé de voûte qui entraîna une véritable révolution dans l'architecture religieuse : les écoles romanes allaient faire place à l'architecture gothique au moment même où la langue française commençait à se substituer aux dialectes locaux.

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