CONCLUSION
Dans le cours des xi' et xii* siècles, il s'est constitué en Occident une architecture religieuse d'un caractère original. Il faut en chercher les origines lointaines moins dans la basilique gréco-romaine à charpente, soutenue par des colonnes, que dans lesbasiliquesorientales voûtées dont on a retrouvé les restes en Asie-Mineure et en Syrie. Mais sur ce fond commun s'est élaborée la variété des écoles régionales qui ont apporté chacune leur solution au problème de la couverture des églises. Nef centrale plafonnée entre des collatéraux couverts d'arêtes, nef centrale voûtée en berceau et contrebutée par des collatéraux qui laissent cependant un espace suffisant pour ouvrir des fenêtres hautes, berceau central contrebuté par les voûtes en quart de cercle des tribunes ou des collatéraux, berceau central aveugle entre deux collatéraux très élevés, nef centrale couverte d'une succession de coupoles ou de voûtes d'arêtes, telles sont les formules découvertes par les écoles normande, bourguignonne, auvergnate, poitevine, périgourdine, lombarde, rhénane à la fin du xi° siècle. Le xn= siècle qui coïncide avec le plein épanouissement de l'architecture romane a marqué de nouveaux progrès ; l'emploi de l'arc brisé dans les arcades ou les voûtes a allégé les poussées, et permis d'élever des églises plus hautes : presque toutes les écoles l'ont adopté. D'autre part la scul[>-