‹ Les Égyptiens préhistoriques identifiés avec les Annamites d'après les inscriptions hiéroglyphiquesChapitre 20 sur 43 · KA, KAP, LE DOUBLE · texte numérisé non relu

KA, KAP, LE DOUBLE

mite '; emblèmes A^énérés, considérés comme représentant les ancêtres de la race et inscrits sur des drapeaux, enseignes, etc. {co, appellatif des étendards; eu et pa, dans la plupart des langues, père, ancêtre, termes de respect; ông-cop, M. le tigre, vénéré comme un ancêtre, en Annam, et qui est désigné encore par les mots coj)-Ka/\ cop-khani) -.

//a-c«-7M-/rt peut signifier, de son côté : dépendance, colonie, etc., de la race dédoublée (A'a), qui était de couleur pâle, comme certains animaux de l'époque glaciaire, considérés comme les ancêtres, pa^ de cette race ; pâle comme la lune, comme les A^olatiles

1. Cop peut se prononcer cap, gap, giip. En annamite, l'ours se dit gaoïi, la panthère gain: le grand chat sauvage cao; une autre espèce de chat, plus grande que la précédente : cao ngan; panthère se dit en dahoméen, lan-gan (blanc-blanc). Le lion se dit, en ouolof, gaendé. Cette couleur ka, ga, blanche, est toujours la même allusion à la couleur du pelage ou du plumage de ces animaux aux époques ou dans les régions glaciaires.

2. On pense communément que cette vénération dont Ong Cop, M. le Tigre est Tobjet. de la part des Annamites, provient unicjuement de la terreur que cet animal inspire à ces derniers. C'est une erreur; cette vénération est une survivance du culte du totémisme qui, aux temps antiques, était pratiqué par les races de rExtrème-Orient, Nous en donnerons pour preuve les appellations honorifiques qui sont attribuées par les Annamites, non seulement à certains animaux dont ils peuvent avoir à redouter la force ou la cruauté, tels que l'éléphant, le crocodile, le sanglier et le buffle sauvage, mais encore à d'autres animaux, inoffensifs de leur nature, tels que le cerf, le héron, le rat (ong-ti), le ver à soie, et aussi, a certains éléments : le vent, le ciel; enfin, au dieu lare ong tao, le dieu protecteur du foyer.

Le vocable annamite ti ci-dessus, est le radical d'un grand nombre d'autres mots annamites et de mots de toutes les langues ayant cette signification de vénération, honneur, commander et chose supérieure : on a, en chinois : ti, tigre fabuleux ; en français, ti-gre (être, honoré) ; tiare, titre ; tio, ou :io, oncle, en italien ; même sens en japonais; mandé, tigui, maître, commander; Dio, Dieu en italien; grec, time, valeur, prix, etc.

4i LES EGYPTIENS IDENTIFIES AVEC LES ANNAMITES ca, pa; comme la lumière [cao et Khou, en différentes langues) ; comme le ciel {cao, ce qui est en haut), etc., etc.

Enfin, cette race, en raison sans doute de la couleur de sa peau, ou bien parce qu'elle se flattait d'être d'essence divine, d'avoir des rapports avec Ta (le ciel, en égyptien); la, sa, les astres, la lune, en différentes langues {ta, fils des Célestes, comme on dénomme aussi les Chinois) ; cette race était une branche, ou un rejeton, une colonie, etc., des Ta-Ta, Tartares.

Cette race, d'après ce qui précède, nous paraît suffisamment désignée parla phonétique cop-te ou cop-la; elle a pour lieu d'habitat Khou, Khous, Koa, Choa, Koou, etc., autant de mots signifiant : en haut, haut, élevé; c'est une race blanche, /^a, ca, comme celle que personnifie le mot Kam, Cam, rEg}^pte; parente de la race taï ou Kham, nom donné par les Annamites au pays de Cambodge ', et, aussi, des Kaio, nom donné par les Taï aux Annamites — mots dans lesquels on retrouve le Ka, ou le double, marquant, à la fois, la communauté d'origine et la scission de la race que ce signe concerne. Rapprocher Kami 0.1 seini.

On constate enfin la trace du prolongement de cette race Kap, Kip, Giip, etc., dans les noms des tribus qui comprennent ces vocables, et qui sont sans doute de nouveaux rejetons des doubles de cette race. Tels

1. Tous ces mots peuvent égnlement se prononcer Scham, Tcham {seu, teii, chose, être; cham, se rapportant à la phonétique cham, kam, tcha, tja); Scham et Tchan sont les noms par lesquels les Égyptiens étaient désignés dans tout TOrient et qui marquent bien leur parenté avec les Cambodgiens et avec les Annamites primitifs.

KA, KAP, KUP, LE DOUBLE 43

sont le bosniaque skop/Je, l'albanais Sgupuia, nom de l'Albanie (de Alban, les Blancs), dont le totem était sgup (l'aigle, dans cette langue), comme on a : (/ijp, vautour, en grec, et le mot Eg3'pte lui-même.

Nous reviendrons, dans une autre partie de cette étude, sur ce sujet du double égyptien. Signalons dès maintenant que, dans le langage voilé, rempli de sous-entendus, des prêtres ég^-ptiens, ainsi que cela se pratiquait pour les oracles rendus par les Pythies, un même terme devait éveiller des significations, des idées, des images, des états multiples. Le double, en même temps que ce dédoublement d'une race, caractérisait Araisemblablement une croyance spiritualiste opposée à une croyance matérialiste, et la dualité de cultes de pouvoirs, de races, etc., dont nous avons fait mention relativement au mot m, soleil, dualité qui dut être la conséquence de cette rivalité de croyances: le double pouvait donc symboliser ainsi les rapports de l'àme et du corps, de la lumière active, ardente et du principe inerte; du moi latent, transcendant, immortel et du moi terrestre périssable. C'est au fond de ces temples égyptiens, dans les doctrines révélées aux seuls initiés, que les grands philosophes Moïse, Pythagore, Platon puisèrent les éléments de leur enseignement prophétique. Le cercle des générations de Pythagore, par exemple, sa conception des quatre éléments pour la formation des êtres ne sont que la reproduction de la théorie de la création, figurée par le cercle de 1' « am-deueung » annamite.

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