‹ Les Égyptiens préhistoriques identifiés avec les Annamites d'après les inscriptions hiéroglyphiquesChapitre 19 sur 43 · KA, KÂP, LE DOUBLE ÉGYPTIEN · texte numérisé non relu

KA, KÂP, LE DOUBLE ÉGYPTIEN

Or, on a encore, en égyptien : ta, ciel et sans doute aussi, céleste, sacré, qualificatif de Tah. En annamite, Tha est le radical de mots signifiant sacré, céleste, divin; 7V signifie sacrifice divin, gouverner; Thé signifie lettres testimoniales et « monde », comme le mot annamite Iho, terre, pays, comme le mot tô {h'tàn des Grecs), par lequel, nous l'avons vu, les Egyptiens dénommaient la terre, le monde.

Enfin, ce qui nous paraît encore plus plausible et nous rapprocher davantage de la vérité, la finale Tah pourrait, en plus des significations précédentes, se rapporter également à l'un des vocables tha, ta, thla, tha-pa, ta-la, la-ta,sa-tha, etc., qui sont, dans diverses peuplades de l'Indo-Chine, des dénominations de la lune'. Elle désignerait ainsi un dieu lunaire, c'està-dire un peuple lunaire, au visage couleur de lune, nomade, errant comme cet astre dans les cieux, proche parent de la race annamite, etc., caractères ethniques se rapportant bien à la race des Ta, et sans doute aussi, des 7\û, To, désignant spécialement, en annamite et en chinois, les Ta-ta, Ta-ra, Ta-la, Tié-la, Tou-lé, etc., dénominations différentes des Tartares.

Ha-Gup-tah ou Gup-ton pourrait donc ainsi être également traduit: terre, contrée de la nation produite par le dédoublement du peuple lunaire par excellence, de celui qui avait pour terme, la lune, le lièvre à pelage blanc; du peuple Ta'i, de race tartare, dont la priorité

I. Dans ce cas, rapproi-hons : anglais Moon, la lune; français mois et monde. Rapproclions également, pour en montrer l'équivalence, les mots Ptah, dieu lunaire des Egyptiens (Ptali-Totli), de Phat, le dieu des Chinois et de Pou-tah, le dieu suprême des Cambodgiens et des Taï.

42 LES ÉGYPTIENS IDENTIFIÉS AVEC LES ANNAMITES d'origine est vraiment attestée par la parole, par la légende, par les inscriptions, autant de preuves testimoniales {tha, ihat, taï, thé, thi, tô, etc.).

Nous laissons à de plus compétents le soin de donner la solution exacte de ce hiéroglyphe; mais il nous serait permis de conclure, grâce à la connaissance de la langue annamite et si notre théorie des « plionétiques-ethniques » était acceptée, que le mot, que nous disséquons en quelque sorte, peut s'écrire indistinctement Ha-cap-ta ou Ha-ca-pa-ta '.

IJa-cap-ta ]ieui, en effet, encore être ainsi traduit : Ha, dépendance, branche, colonie, etc., cap, gap, cop, etc., de la race qui forme couple, paire, copie, est pareille à celle qui a pour totem, les hommes représentés avec les têtes {cap, caput) des animaux caractérisés par l'une des phonétiques ca, cja, co,go, etc. ; animaux à pelage ou à plumes de couleur pâle : 1° comme certains gallinacés, ca, ya ^; 2" comme certains échassiers, ce (appellatif, en annamite, des aigrettes, hérons et, en général, des échassiers) ; 3" comme certains animaux tels que le ga, lièvre; gat, cat, le chat et, en général, les félins, cop, signifiant exactement le tigre, en anna-

1. Celte diiïérence d'écriture entre cap et ca-pa est prnbnltlcmeiit de nature à nous indiquer, si le problème était posé, quelle est celle des deux langues (égyptienne ou annamite) qui pourrait être considérée comme étant antérieure à l'autre, ce dédoublement ayant pu être effectué par une tribu qui aurait mis de longs siècles à parvenir jusqu'en Egypte.

2. En taï, on a : cao, Klmou, Kluii. blanc; khaio, dent, et A7i«/, o^uf (objets blancs); Kai, Ka, coq, poulet, et Kaio, l'Annaraite, ou (kiio ou Giao.

En cambodgien, on a : AVie, lune; Ka, commencement, principe (de la Création) ; AVia)', blanc et Kai, loin (objet éloigné comme la lune).

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