‹ Les Égyptiens préhistoriques identifiés avec les Annamites d'après les inscriptions hiéroglyphiquesChapitre 22 sur 43 · OUN, LE LIÈVRE, EN ÉGYPTIEN · texte numérisé non relu

OUN, LE LIÈVRE, EN ÉGYPTIEN

a la même signification que celui qui désigne le dieu A)u-moun; on sait que l'élision des lettres initiales des vocables est fréquente dans la langue ég}'ptienne ; le terme obtenu serait ainsi Ani-oun.

Nous retrouvons d'ailleurs ce vocable ovn dans quelques mots kmer (Kmà-o, Ethiopien), taï et annamites, avec la signification exacte que nous recherchons. Nous avons dans ces langues : ong, grand-père, ancêtres; ong, pâle, livide; long, chef, origine, ancêtres, honorable, temple des ancêtres; thouong, même sens, et aussi, céleste, autrefois; tong, (oung, toun, principe, origine, drapeau, oriflamme des perches qui sont fichées en terre devant les pagodes (c'est ainsi, devant les pagodes, que l'on devait, en Egypte, dès les premiers âges, placer les perches supportant les totems, c'est-à-dire les enseignes des Egyptiens'); enfin toun, clair de lune (t'-oun).

I. Dans de précédents volumes, nous avons signalé qu'il existait dans la pratique du culte de la religion populaire des Annamites et des Thos. Cambodgiens, etc., et dans leurs lois et coutumes, des témoignages authentiques qui, par un lieureux privilège, s'étant conservés intacts, immuables comme les vocables de leur langue, pouvaient être invoqués à l'appui de la communauté d'origine de ces tribus et des Égyptiens de ranticjuité. Signalons les animaux symboliques qui gardent l'entrée de leurs temples comme des sphinx accroupis devant les tombeaux; mentionnons la forme de leurs drapeaux, celle de leur emblèmes fiches, au haut de perches, devant leurs pagodes (masse d'armes, main de justice, etc.); l'emploi de parasols, de licteurs comme attributs de l'autorité, la forme des objets servant à leur culte, de leurs instruments de musique, etc. Signalons enfin, il l'occasion du mot sphinx (seu-phin-xe) que nous venons de citer, que les vocables annamites phin, plièii, phan, pha, pa, etc., ont des signillcatinns paraissant se rapporter à cette race, qui s'est dédoublée, et servii' à retracer son histoire : on a : père, blanc, partage, portion, faction, parti, séparer; grand nombre; punition, faux, tromper, duper, détruire, méprisable; écrit, arrêté, jugement royaux, divins; le sphinx ne symboliserait-il pas cette race? Ce vocable exprimant le mépris, /)/(/

48 LES EGYPTIENS IDENTIFIES AVEC LES ANNAMITES Rappelons que le dieu égyptien Toun est une des formes du dieu Thot ou dieu-lune-lièvre'. Mais ce qui donne la preuve de la similitude primitive du sens des mots ci-dessus, c'est le mot kmer ou taï, tonsah qui signifie lièvre et qui, dans le dictionnaire de cette langue, par corruption y est-il écrit (par l'élision du t), se prononce aussi ansaï et, par suite, onsaï^. Décomposons ce mot en : o?ie, lièvre, égyptien oun, comme ton ou iJiôn, lièvre, et sai, blanc.

Citons, en outre, comme autres preuves à l'appui de ce que nous avançons : le nom oun ou œun, donné, en annamite, au faucon, le totem d'un des autres dieux lunaires du Panthéon Egyptien; et le mot oundou, par lequel les Ouolofs désignent le chat qui est aussi un totem des divinités lunaires.

D'autre part, on a, en taï : houng, aigle; et, en annamite : iing, oung et eung, terme général de l'oiseau de proie : aigle, faucon, vautour, milan, oiseaux de proie adorés par les Egyptiens'^; (Iianeung, oiseau de proie royal ou divin {than). Nous

se retrouve dans le nom donné par les musulmans aux infidèles : AVphir (Ké ou Ka, celui, être ; phi, objet de mépris).

1. Comparez le vocable Moiin, de Am-mouit, dans lequel Moun et Mong, en annamite, ont le sens bien déterminé de ténèbres, mystérieux, nuit, lune obscure, avec anglais Mooii, lune; français, mort.

2. Le dictionnaire annamite attribue aux phonéticiues, an, on, œun, la même valeur et, par suite, la même signification.

De même, Hcung, ceun. ong, oun, on, an et ou ne sont que des variantes d'une même phonétique dont le sens général est : supérieur, divin, royal, grâce, vénération, et tout ce qui a rapport à un être divin, supérieur, au sens propre comme au sens figuré.

.3. Constatons encore que le signe par lequel le tat est représenté, en Egypte, est figuré dans Tensemble du caractère annamite donnant la phonétique chuan ou thuan (divin, supérieur), qui se rapporte à la caille (ann. Uiou-an, égyptien ou), qui est également un oiseau Toval et sacré.

Page 1