LES ARBRES DE LA LUNE
retrouvons dans ces mots les phonétiques d'un grand nombre de noms de totems des divinités égyptiennes. Le doute n'est plus dès lors permis au sujet de la communauté d'origine de ces totems.
Nous croyons pouvoir ajouter que la phonétique oioi, contenue dans les mots oung, Hioun;j, qui, en annamite, désignent spécialement le Tartare, le Hun, fournit la « preuve testimoniale » philologique de la priorité d'origine de cette race des 7'a, Taï, etc., qui est personnifiée, pensons-nous, par oun<j, ong, le Vieux de la Lune (en annamite, ong, pâle, livide, blanc), dont parlent les légendes chinoises, et qui est nommé Houng-Ngo, en Chine.
En effet oun, c'est le lièvre égyptien, le lièvre de rindo-Ghine [tho, foiin, moun, en annamite), et la lune (par élision : founa), associés, dans la vénération dont ils sont l'objet, aux félins : omidou, le chat, ou ca, ga, gat, ouat\ oua; aux gallinacées oita, ga\ à l'animal ou, poulet ou cailleteau des Égyptiens-. La synonymie des mots Houn, ounous, le premier, un, la chose unique par excellence (comme seul et soleiP, simple, singulier, et s/n, lune, en plusieurs langues) est déjà une attestation d'un contact très étroit, et de la communauté, sinon de la priorité d'origine de cette race tartare des Houng relativement, tout au moins,