‹ Les Égyptiens préhistoriques identifiés avec les Annamites d'après les inscriptions hiéroglyphiquesChapitre 32 sur 43 · RACE DES TA, CHA, GA, BA · texte numérisé non relu

RACE DES TA, CHA, GA, BA

par la race zend dans la préhistoire, l'étude de la langue annamite et des dialectes taï serait susceptible de fournir des documents comparables à ceux qu'elle nous a procurés pour l'intelligence des traductions des hiéroglyphes égyptiens. Un examen très superficiel de cette question nous révèle l'étroite parenté de ce peuple zend et des tribus qui peuplaient l'Annam, le Laos et le Cambodge aux temps préhistoriques, c'est-à-dire des tribus Cham,Tchiam, Tjames, Ciampa, etc. (Chamites '). Il nous indique que cette race ou tribu qui se donne le titre de « père » des peuples, de « race supérieure, d'une très haute antiquité », était nombreuse, prolifique, très puissante, voyageuse, commerçante, adonnée à la navigation et belliqueuse, proche parente de la race chinoise sinon formant le tronc principal de cette dernière race^; qu'elle avait un gouvernement basé sur des lois de justice; qu'elle comptait des tribus de pasteurs et d'agriculteurs; des ouvriers habiles dans l'art de la

1. En sanscrit, le mot zend est l'équivalent de chhanda, qui signifierait scindcre, scandare : nous retrouvons là le mot Ka, le double égyptien et l'idée de scission.

2. La parenté, l'identité peut-être, des races ta ou tartares, de la race chinoise, de la race taï et de la race zend ou chhanda est attestée par les phonétiques qui, en annamite, servent à traduire le mot " chinois ■• : Tau, Kach, Chêk, et Ngo. Tau, c'est la race tartare; Kach, c'est la race des Ka, Kam ; Chêk, c'est la race des Chè, Chi, mots synonymes de thè, thi, tho. Les mots chi, cheoii, etc., ont en effet, des significations analogues aux mots thi, ta, tong, etc. : clarté, éclat des astres (allusion à la couleur du teint); très; base, principe, socle, piédestal, etc. Ces races sont donc, vraisemblablement, des dédoublements de la même race ta. La langue annamite nous révèle, en tout cas, que cette race chhan ou zend, qui peut bien, comme cette dernière le proclame, avoir été le tronc, le point de départ de nouvelles tribus, n'était elle-même qu'un rejeton, une branche [chanh), de la race des ta.

70 LES ÉGYPTIENS IDENTIFIÉS AVEC LES ANNAMITES sculpture et de la gravure; qu'elle utilisait le pilon à mortier pour concasser le grain, l'écuelle, le bol, la coupe en terre ou en porcelaine; qu'elle faisait usage de vêtements (sarrau et jupe), teints à l'indigo, de l'aiguille et de l'alêne; qu'elle connaissait le thé, le plomb; qu'elle comprenait des tribus au teint de couleur olivâtre un peu foncée, au visage allongé, d'autres au teint de couleur jaunâtre (citron), d'autres au teint de couleur rougeâtre (cinabre); que, comme marque ethnique, elle portait des tatouages sur le front (analogues à ceux des Mandé) ; qu'elle pratiquait le culte du serpent et des astres et en particulier celui de la lune; qu'elle avait pour totems un monstre à face de femme qui est sans doute le lamantin (le tenné des Man-dé) ou le sphinx lui-même', une autre forme de ce totem, et, aussi, les oiseaux de proie (c/i/); qu'enfin cette race a conservé, elle aussi, le souvenir d'un dédoublement, d'un schisme, ou d'une séparation mémorable dont elle aurait été l'objet aux temps préhistoriques.

D'autres tribus sont également caractérisées d'une manière aussi particulière et aussi détaillée par leurs phonétiques annamites, égyptiennes, tho et chinoises. Telles sont, par exemple :

i° La Iribu des Ga, Ghe, Go (Gaël, Galli, Ga, Oua, Ja, etc., tribus de Japhet), gens au teint de la couleur que prend une peau qui est atteinte de dartre ou de gale; ayant pour totem les gallinacés, animaux

1. Chan-linh, monstre ou être divin, vénéré, est le nom du sphinx dans la phonétique de cette race. Remarque importante : dans chan, nous trouvons encore la lune, le monstre aux transformations.

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