‹ Les Égyptiens préhistoriques identifiés avec les Annamites d'après les inscriptions hiéroglyphiquesChapitre 9 sur 43 · THOT, DIEU DES RACES THO, TA, ETC · texte numérisé non relu

THOT, DIEU DES RACES THO, TA, ETC

antiquité et descendrait des A iilochlones * , qui, il y a plus de dix mille ans, peuplaient TAnnam : issus de cette terre {tJio en annamite). Cette race des Tlio - était apparentée aux Siamois, Méo, Mans, Lao, Lolo, To-lo ou Tié-lé% Ta-ta, Tou-té, Tou-ti, Tlioï-té, mots caractérisant la phonétique de la race latafe ou lartare. Son nom véritable est Ta ou Taï\ c'est une race au teint pâle {ta't), de couleur de l'Occident [Tay) ou venue de l'Occident; du Tliibet [Tay-Tang), et qui était sans doute autrefois guerrière {touk), forte, grande, nombreuse, florissante, industrieuse, conquérante, etc., suivant le culte taoïste, portant, comme costume, l'antique tablier de cuir {ta), qui est devenu le plastron des Albanais {toka); adonnée à la navigation {tau, navire); pratiquant le tatouage destiné à marquer par le tau'* (la croix primitive), ainsi que cela avait

1. Les Annamites désignent, en général, les Aborigènes par le mot bon thâ : de bon, principe, racine, c'est-à-dire gens sortis de; et de Ihô, la terre. Si les Thos sont considérés par les Annamites comme les autochtones de l'Indo-Chine, ceux-ci ne se désignent, de leur côté. (|uo par le nom de Taï, ce qui est une sorte de protestation contre cette dénomination d'autochtones. D'autre part, les métis d'Annamites et de Thos prennent le nom de Tho-thi, Tho-ti ou Tou-ti (thi), principe, commencement : gens qui se réclament d'une origine tho. Le nom du dieu Thol qui se prononce également, en égyptien, Thaouti et Thouti pourrait ainsi indiquer que la race qui adorait le dieu Thot était métissée d'une race autochtone égyptienne.

2. Dans la langue taï, le nom, nommer, se disent tchou ou ton.

3. D'après M. Edouard Chavannes, ces To-los descendraient des Ilioung-S'ou (les Huns ou Tartares) et seraient des sujets des Tou- Kiou ou Turcs. En turc, les Huns Télé sont les Huns Blancs. En mandé, lié a la signification de jour, soleil et indique que les gens portant ce nom étaient de couleur claire. Les Khmèr, de leur côté, expriment l'idée do limpide, clair, par le mot thla, qui signihe également lune dans nombre de langues des tribus d'Indo-Chine. Enfin, ces mêmes Khmèr désignent par le mot Thé-loc, équivalent de To-lo et de Tié-lé, le nom primitif du Cambodge et par le mot ta, leurs propres ancêtres.

4. Le tau des Grecs, t, a été emprunté au tau des Phéniciens,

16 LES ÉGYPTIENS IDENTIFIÉS AVEC LES ANNAMITES lieu, dans l'antiquité, chez les Annamites, chez les Taï, etc., le signe principal, distinctif de la race ta, etc., etc., comme l'expriment les mots annamites thaï, tay, thaij, tho, thi, etc., que nous avons cités plus haut, mots que l'on retrouve encore, avec ces mêmes significations, en chinois, en taï, en japonais et dans d'autres lano^ues.

Poursuivons l'examen de la phonétique ta, to, etc., et de ses rapports avec la race qu'elle caractérise et avec la lune. Les taoïstes prétendaient distinguer un lièvre dans la lune, et croyaient que cet animal était occupé à piler des drogues à l'ombre d'un arbre. Cet arbre était appelé « le roi des médecines ». On a fini par identifier cet arbre avec le cassier* qui, au dire des Chinois, posséderait des propriétés curatives merveilleuses : « En automne, lit-on dans leurs livres, les fleurs du cassier sont blanches et pures comme l'éclat de la lune ; c'est pourquoi le cassier est le sj^mbole de Vautomne, saison consacrée à la lune ».

+, X, loqiR'l figure un véritable étau, le poteau, le tronc d'arbre, instrument primitif du supplice de la croix, devenu l'instrument de torture de la race chinoise ou tau, l'attribut de l'autorité, de la force, de la divinité (theos); c'est le signe teth des Phéniciens et des Asyliens, le thêta des Grecs primitifs. C'est, enfin, la figure de l'homme ayant les bras étendus : le tronc de l'homme, comme le tronc de l'arbre, indiquant que la race à laquelle l'homme qui se réclame de ce signe se rapporte, est la race mère; le soutien, la colonne, la base de l'espèce humaine, idée symbolisée par l'autel; quant aux bras, ils figurent les branches, les rejetons de la race; c'est, enfin, comme nous le verrons plus loin, la « croix ansée » des Égyptiens, l'a âme de soie » des Annamites *.

* A chaque astérisque, se reporter au chapitre qui précède les Conclusions, et dans lequel sont figurés un certain nombre d'objets égyptiens et de caractères annamites, avec l'indication des idées symbo Usées par ces figures.

LE u VIEUX DE LA LUNE » 17

Les dictionnaires annamite et chinois nous donnent : thon, automne; thouoc, llié et thang, médicaments, plantes médicinales, etc., au nombre desquelles sont le thé et le taùac (en taï, médicament se dit ta, thé, tha) ; tho signifie arbre et, dans le caractère chinois qui figure le cassier, on peut reconnaître le tat ou dad des Egyptiens {soutien, colonne, autel), insigne habituel de Ptah, et qui serait ainsi Var^bre généalof/ique de la création, ou de la race ta*. On trouverait de même dans les significations de la phonétique da, ta, dat, en annamite, l'étymologie du tat ou da égyptien : boucle de ceinture, amulette en pierre dure, etc., suspendue au cou des momies'.

Nous compléterons ces rapprochements, signalés entre les Taï, gens qui ont pour tenné la lune, et les Ta ou Tartares, au teint pâle, en signalant qu'il existe, en Chine, une autre légende — qui aurait cours également dans quelques pays de l'Occident — d'après laquelle, dans les âges primitifs, un homme, banni pour un méfait religieux, aurait été relégué dans la lune. Cet habitant de la lune, que l'on vénère sous le nom de « Vieux de la Lune », et de Hung-

1. On a, en annamite : du, d:a, père, Seif;neur; da-to, père des ancêtres; dao, religion, dan, autel en terre; da-thanh, pierre sacrée, autel; daï, autel, temple, palais impérial (le caractère annamite se rapportant à ce mot représente un autel à plusieurs étages ; il en est de même du caractère figurant le mot thàt, maison, famille); ces mêmes phonétiques ont également le sens de soutien, secours, aide, rendre grâces, colonne; ainsi, on a : da-laug, socle de colonne carrée, forme des trois petites tablettes qui constituent, en Annam, l'autel des Ancêtres, dans cha([ue famille; lang, base, socle de colonne, piédestal; et tang, ensevelir, cacher sous terre. On a enfin : da et thac, pierre, dai, cercle, ceinture et bonnet, insignes des fonctions publiques en Annam, et, en chinois : tao, ganse, cordonnet, et ti, agrafe de ceinture.

18 LES ÉGYPTIENS IDENTIFIÉS AVEC LES ANNAMITES Ngu (en annamite : Him, ou Tartare; Ngo, homme originaire de la première terre sortie du sein des eaux), serait né, d'après les Chinois, dans le Chan-Si, au nord-ouest de l'ancien empire chinois, pays que l'on donne comme étant également la patrie d'origine des Annamites et des Taï {Chan signifie en plusieurs langues, blanc, père, ancêtres et lune).

Ajoutons encore qu'en Russie, la lune était la patronne de la vie conjugale. En Chine, la lune préside au destin de la femme, de la famille et, aussi, de l'agriculture. Or, en annamite, the signifie femme, épouse; thé-iu, femme et enfant; ong-teu, ou ong-to est le Génie du mariage'. En taï, le mot thaï signifie labourer, charrue; en annamite, thoc signifie céréales.

M. Chantre dans ses Recherches anthropologiques en Egypte écrit : « Il paraît évident que des relations ont existé entre l'Asie et l'Afrique dès les temps les plus reculés et c'est ainsi que l'obsidienne et le cuivre, entre autres, ont pu pénétrer en Egypte où ils manquent ». Les importateurs du cuivre sont vraisemblablement ces Taï ou Tho, chez lesquels le cuivre se dit thong, mot qui n'est autre que le clong, cuivre, et ihau, cuivre, des Annamites. Signalons que la lance et la hallebarde, dong, en annamite, ont sans doute été également importées par ces derniers; tous ces objets ayant la « phonétique-ethnique » particulière à cette race taï "^

1. Au Tonkin, le génie qui préside aux destinées des mariages est Tramj-gia, ou encore Giamj-gia, deux mots signifiant, comme ong-to, le « Vieux de la Lune ».

2. 11 nous parait superflu d'insister sur la synonymie plionétique et de sens de tous les mots qui précèdent, se rapportant au dieu

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