Voir ci'dessus, à la fin du ch. ii
2i Archives nationales, Bill 114, fo^ 104-106.
de Paris s'étaient déterminés à transporter leur séance à l'Hôtel de Ville, dans la crainte de n'avoir pas à l'Archevêché de lieu commode pour la tenir concurremment avec l'assemblée du dehors.
« Sur le réquisitoire de M. le procureur du Roi, M. le Lieutenant civil a ordonné que la séance desdits électeurs de la Ville de Paris continuerait de tenir à l'Archevêché, et à l'instant a fait expédier des lettres à tous les électeurs de la Ville composant ladite assemblée, portant que l'assemblée indiquée à l'Hôtel de Ville pour le lendemain 28, aurait lieu à l'Archevêché.
« La salle du Chapitre de Notre-Dame a été à cet effet préparée et mise en état pour recevoir ladite assemblée et les lettres ont été distribuées dans le même jour, 28 avril.
« Et ont M. le Lieutenant civil, M. le procureur du Roi et le greffier signé le présent procès- verbal,
« Angran, de Flandre de Brunville, Desprez. »
Le Tiers, ne protesta pas contre cet « ordre », mais, au contraire, à l'ouverture de sa séance du 29, dans la salle capitulaire, députa MM. Dusaulx et Vauvilliers pour « remercier le Lieutenant civil des soins qu'il prenait ^ ».
Le Châtelet, dès le 27, avait mis des gardes à la disposition de l'assemblée du troisième Ordre, « au cas où elle pourrait être menacée par le populaire » % et le 29, comme les magistrats supérieurs présidaient l'assemblée de Paris hors murs, le plus ancien de la Compagnie tenait la permanence « dans le logement du concierge, prêta répondre à toute réquisition » du bureau des électeurs parisiens.
La Noblesse seule s'occupa publiquement de l'émeute et délibéra sur une importante motion dirigée contre la justice prévôtale.
NOBLESSE 29 avril, matin '.
« M. le président a ouvert la séance, à neuf heures du matin, en déplorant les scènes désastreuses que le jour précédent avait vues éclore dans un des faubourgs de Paris. H a dit que les justes inquiétudes qu'avaient dû concevoir tous les bons citoyens lui avaient fait un devoir de prendre toutes les informations nécessairespour instruire la Chambre de l'état des troubles ; qu'il avait la consolation de pouvoir lui apprendre