ARRÊTÉ DES CITOYENS NOBLES DE LA VILLE DE PARIS
« L'Ordre de la Noblesse, sensible aux témoignages de confiance « que viennent de lui donner MM. de l'Ordre du Tiers État, a arrêté « qu'ils seraient remerciés de leurs communications.
« L'Ordre de la Noblessse adhère aux principes et partage les senti liments exprimés dans l'arrêté de l'Ordre du Tiers État, au sujet des
« Arrêts du Conseil des 6 et 7 du présent mois. En conséquence, il a a a arrêté que le Cahier de la Noblesse, où la liberté de la presse est « déjà réclamée au nombre des lois constitutionnelles, sera coramu- « nique sans délai à MM. du Tiers État et que les États généraux se- (( ront priés de prendre en considération les Arrêts du Conseil dont il H s'agit et le projet de journal supprimé par le dernier de ces Arrêts. « Au surplus, l'Ordre de la Noblesse déclare qu'il iraprouve les <( feuilles déjà publiées de ce journal, comme tendantes à semer la « division entre les Ordres, quand l'union est le seul gage du salut « public. »
« MM. le comte de Laval, le baron de Montboissicr, Savalette de Lange, marquis Ducrest et de Fcrrkr ont été nommés députés pour porter à l'Ordre du Tiers une copie de cet arrêt.
« MM. le comte à-'Houdetol, de Vergennes, le vicomte de la Roche- Aymon, de Saint-Pricsl ont .été chargés de la même mission pour l'Ordre du Clergé.
« L'assemblée s'est séparée et s'est continuée à demain samedi, neuf heures du matin. »
Le Tiers État reçut la députation des Citoyens nobles dans la matinée du 9 mai et annexa à son procès-verbal l'arrêté, accueilli avec « des remerciements et applaudissements
CLERGE 9 mai, malin.
« Après l'invocation ordinaire de l'Esprit saint et la lecture du procès-verbal, on a jugé à propos de remettre à la séance du soir de délibérer sur la réponse à l'arrêté du Tiers État
« Une députation de l'Ordre de la Noblesse a été reçue. M. le marquis d'Houdetot, chargé de porter la parole, a dit qu'il venait, par une suite de l'union et de la concorde que son Ordre désirait conserver avec l'Ordre du Clergé, lui faire part de sa délibération relative à l'arrêté du Tiers
« W' l'Archevêque, président, a répondu que « la Chambre du « Clergé était infiniment sensible au nouveau témoignage de confiance « de la part de l'Ordre de la Noblesse, si propre à entretenir l'union et « la concorde, bien à désirer entre les deux Ordres, et qu'on allait « s'occuper de l'objet de la délibération »
i. Procès-verbal Bailly-Duveyrier, p. 37, et commencemeat du procès-verbal de la Noblesse du 9,j