SERMENT DES ÉLECTEURS
prochain; que même le jour n'en était pas indiqué; que le Roi l'autorisait à lui marquer que les assemblées pourraient se prolonger dans la semaine, mais de manière à ne point l'excéder...
Le surlendemain, a été distribué' un Avis de parle Roi que Sa Majesté « étant informée que plusieurs des Députés aux États généraux ne sont point encore rendus à Versailles, qu'il y a même quelques élections, notamment celles de sa bonne Ville de Paris, qui ne sont point consommées, a pris la résolution de différer jusqu'au lundi k mai l'ouverture des États généraux- ».
« M. le Procureur du Roi a requis qu'il fût procédé à l'appel. Le premier huissier l'a commencé.
« L'appel a été interrompu et il a été demandé qu'il fût procédé à la réception du serment, et qu'ensuite chaque Ordre se retirât dans sa Chambre, où l'on ferait l'appel séparément et ensemble la présentation et la vérificalion des pouvoirs.
« On observait que cette opération serait toujours nécessaire pour la formation des Chambres et qu'elle remplirait suffisamment l'objet de l'appel en présence des trois Ordres; on répondait que, le serment ne devant pas être renouvelé dans les Chambres, il pourrait arriver que des membres, qui se seraient trouvés absents au moment de la prestation du serment, seraient admis sur la simple vérification de leurs pouvoirs sans avoir prêté le serment.
« Malgré cette observation dans la vue d'accélérer les opérations, M. le Procureur du Roi a requis qu'il fût procédé à la réception du serment des députés de trois Ordres de bien et fidèlement procéder à la rédaction des Cahiers et à l'élection des députés pour les États généraux, à la charge par chacun des trois Ordres de faire la vérification des pouvoirs et des personnes, après que lesdits Ordres se seraient retirés dans leurs Chambres respectives.
« Chacun des membres des trois Ordres a fait conjointement et à la fois ce le serment de bien et fidèlement procéder à la rédaction des « Cahiers et à l'élection des députés pour les États généraux. »
u M . le Lieutenant civil a donné acte du serment.
« Il a été apporté un paquet dont l'enveloppe portait pour suscription : ((A M. le Lieutenant civil, pour n'ouvrir, s'il lui plaît, qu'en pré- « sence de l'assemblée des électeurs de la Commune ». Il a été dit qu'il en serait fait ouverture à l'instant. Le paquet ouvert devant l'Assemblée