‹ Les élections et les cahiers de Paris en 1789 (volume 2)Chapitre 194 sur 549 · NOBLESSE. — MOTIONS PARISIENNES · texte numérisé non relu

NOBLESSE. — MOTIONS PARISIENNES

denrées de première nécessité; il faut encore recommander aux officiers de police de veiller plus attentivement qu'ils n'ont fait jusqu'à présent à ce que les bouchers et boulangers ne vendent pas plus cher que les prix fixés plus haut et à ce qu'ils livrent aux poids d'usage et étalonnés et non point avec des pesons, etc., qui servent à faciliter leur friponnerie, et qu'enfin ceux qui seront reconnus en contravention soient punis comme voleurs du bien public »

Les Différentes motiom du marquis de Vareilles ^ comprennent la (( déclaration des droits de tous les citoyens pris en masse » et, d'autre part, c( la fixation d'une hiérarchie, statuant sur les distinctions, prérogatives et prééminences qui peuvent être propres et convenir à chacun des trois Ordres, mais de manière à ne porter préjudice à aucun d'eux ni à personne en particulier »; la périodicité des États généraux, « s'assemblant à des époques rapprochées et déterminées, sans avoir besoin de lettres de convocation »; le vote par tête pour les questions d'imposition et de législation et toujours le Tiers admis aux assemblées provinciales, comme aux États généraux, en nombre égal aux deux autres réunis :

« L'égalité de représentation ne peut être refusée (au Tiers) sans injustice, si l'on considère son grand nombre relativement aux deux autres Ordres et que c'est lui qui cultive les arts de première nécessité, ceux d'une utilité secondaire, mais encore ceux qui n'ont pour objet que les agréments et les commodités de la vie, qu'il est le père de l'industrie, que c'est lui qui donne une valeur réelle à notre superflu et nous procure la jouissance des productions que notre sol nous refuse; que toutes ces choses réunies font la force et la splendeur d'un État; qu'ayant par là une plus grande variété d'intérêts à défendre, que les objets et les conséquences en étant pour la plupart inconnus aux deux autres, (ceux-ci) pouvaient et devaient nécessairement avec les meilleures intentions stipuler souvent d'une manière préjudiciable et désastreuse non seulement pour le Tiers, mais encore pour eux-mêmes; que par conséquent il est de la raison, de la prudence, de l'équité et pour l'avantage général que les suCFrages soient recueillis par tête et que l'Ordre qui s'y trouve le plus intéressé ait une représentation égale aux deux autres afin d'établir une juste proportion

« Q'aucune place, charge, emploi, commission, etc., de quelque nature qu'elle soit ne donne plus la noblesse; elle doit être un objet d'émulation et de récompense, le prix des grandes vertus, des grands talents et des grands services. Mais, comme il faut de la justice dans

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