‹ Les élections et les cahiers de Paris en 1789 (volume 2)Chapitre 267 sur 549 · LES BOUES ET LANTERNES · texte numérisé non relu

LES BOUES ET LANTERNES

« Depuis qu'on a établi une Compagnie de balayeurs qui ne sont pas sujets à l'amende, depuis que les commissaires ne sortent plus de chez eux, depuis que le plus mince particulier s'est mis sur le ton d'avoir un cabriolet, Paris n'est plus qu'un cloaque : les rues sont mal

nettoyées, et plusieurs ne le sont jamais Les boues finissent par

engorger les égouts, qu'elles rendent encore plus méphitiques

« Supprimez donc cette Compagnie de balayeurs qui ne balayent pas et qu'on laisse impunis; rétablissez les choses sur l'ancien pied; et que tout particulier indistinctement soit tenu défaire balayer, comme par le passé, le devant de sa propriété, soit maison, hôtel, enclos, presbytère, église ou couvent

« Ordonnez que, pour éviter le brigandage et la concussion, aucun

1. Voir la notice sur J.-S. Bailly, dans les OEuvres complètes de Fran(;ois Arago, t. II, p. 328.

2. Réflexions adressées aux États généraux par un habitant de la ville de Paris, 10-40 de 36 pages avec tableaux, Bibl. nat., Lk' 6572.

3. Les tueries intérieures d'animaux de boucheries ne furent abolies qu'en 1808 par le décret qui créa les cinq abattoirs de Villejuif, de Grenelle, du Roule, de Montmartre et de Ménilmontant, terminés en 1813. C'est seulement en 1848 qu'il en fut ouvert deux autres pour la charcuterie, les Fourneaux et Château-Landon (V. p. 589-590 de V Administration de la ville de Paris par MM. Maurice Bloch et Henri de Pontich.)

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