P.-V. Bailly-Duveyrier, I
2. Elle n'est point annexée au procès- verbal* Bailly-Duveyrier, ni au tome II, séance du 26 juin, p. 9i-103; ni au tome III. Nous la donnons d'après les Archives parlementaires, !■•« série, YIII, 158.
L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES ÉLECTEURS A l'hotel de ville
Au cours de la même séance du 27, le président Delavigne rendit compte en ces termes du succès de la démarche faite le matin auprès du Bureau de la Ville * :
« Nous avons trouvé le Bureau assemblé, et, à sa tête, un
magistrat dont l'affabilité est égale à son zèle pour la chose publique. A peine avons-nous fait entendre l'objet de notre démarche, qu'il ne nous a pas permis d'achever, et que, manifestant aussitôt ses intentions et celles dont MM. les Échevins sont animés, il nous a assurés que l'assemblée pourrait disposer à son gré de la Grande Salle de l'Hôtel de Ville, que l'Hôtel de Ville était notre maison commune, et que ses ordres allaient être donnés pour que la salle fût préparée en conséquence, vous invitant même à nommer deux commissaires pour concerter cet arrangement avec M. Poyet, architecte de la Ville; et, à l'instant même M. Veytard, greffier en chef du Bureau de la Ville, s'est empressé de rédiger cet arrêté du Bureau que nous vous présentons. Nous ne pouvons trop applaudir à la bonne volonté développée dans cette circonstance, autant par M. de Flesselles, Prévôt des marchands, que par MM. Buffaut, Sageret, Bouen et Vergne, Échevins, Élhis de Corny, procureur du Roi, et Veytard, greffier en chef de la Ville. Tous nous ont promis collectivement et individuellement de contribuer de tout leur pouvoir, à la liberté de nos délibérations, et M. Éthis de Corny a porté l'attention jusqu'à nous offrir une double clef de son bureau particulier, pour procurer à vos officiers un lieu de calme et de silence, propre à la rédaction de vos arrêtés. Vous pourrez donc, dès demain, si vous le jugez convenable, vous transporter à l'Hôtel de Ville. »
Il fut aussitôt décidé qu'on se rendrait le lendemain, à cinq heures du soir, à l'Hôtel de ville. Deux électeurs, architectes, de Montyzon et Baymond, furent chargés « de se concerter avec M. Poyet pour la disposition de la salle, en observant avec attention de ne contrarier en rien le service de l'Hôtel de Ville ». Une députation de douze membres fut chargée de porter ces remerciements à MM. les Prévôt des marchands et Échevins :
« Monsieur et Messieurs, nous avons accepté, et nous remplissons avec plaisir la mission qui nous a été donnée par l'Assemblée des élec-