‹ Les élections et les cahiers de Paris en 1789 (volume 2)Chapitre 322 sur 549 · LES ÉLECTEURS A L'ASSEMBLÉE NATIONALE · texte numérisé non relu

LES ÉLECTEURS A L'ASSEMBLÉE NATIONALE

et voulurent « se confondre dans tous les rangs de l'assemblée^ ». Moreaa de Saint-Méry, rendit compte « delà députation envoyée à Versailles vers l'Assemblée nationale :

« Nous sommes arrivés à neuf heures du matin. Un de nous,

s'est détaché pour avertir M. Bailly, président de l'Assemblée nationale A dix heures précises, passant sans obstacle au milieu des

gardes qui environnaient la salle, nous sommes parvenus jusqu'au vestibule, et, un moment après, un membre de l'Assemblée nationale est venu nous introduire. Un applaudissement universel nous a fait

connaître combien notre présence était agréable La lecture de

votre arrêté a excité un applaudissement aussi vif et aussi général

Un membre de l'Assemblée a proposé de ne pas nous éloigner et de nous rendre témoins de ce qui serait fait pour le bonheur public. Cette proposition a été agréée à l'unanimité, et nous avons été invités à prendre dans la salle la place qui nous a été désignée. Un moment

après on a annoncé et introduit une députation de Paris, envoyée,

non par aucune corporation, mais par une société de citoyens librement réunis pour offrir à l'Assemblée nationale un tribut de respect,

de dévouement et de reconnaissance Nous avons remarqué avec un

extrême plaisir, dans le discours de cette députation, la satisfaction que donne au public la reprise de nos séances, et, dans la réponse de M. Bailly, l'invitation faite de calmer l'effervescence du peuple et de lui annoncer que la paix est le premier moyen nécessaire au succès des délibérations de l'Assemblée nationale »

Lecture fut aussitôt faite de la réponse de Bailly, qu'on arrêta de joindre au procès-verbal et de remettre pour être aussitôt imprimée à l'imprimeur Baudouin, député suppléant* :

« L'Assemblée nationale remercie MM. les électeurs du Tiers-État de Paris des sentiments qu'ils lui ont témoignés par votre organe. Nous sommes charmés que vous soyez ici les témoins du zèle qui nous anime pour le bien public, et vous redirez aux dignes citoyens qui vous envoient vers nous que les Ordres sont en partie réunis et que nous espérons qu'ils le seront bientôt complètement. »

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