‹ Les élections et les cahiers de Paris en 1789 (volume 2)Chapitre 325 sur 549 · AU GARDE DES SCEAUX · texte numérisé non relu

AU GARDE DES SCEAUX

27 juin 4789.

« Monseigneur,

« MM. les électeurs des députés de la Ville de Paris aux États généraux se sont assemblés au nombre de quatre cents, le jeudi 25 de ce mois, dans la salle du Musée, rue Dauphine. Ils y ont arrêté, après plusieurs propositions beaucoup plus vives, que douze députés se rendraient le lendemain à l'Hôtel de Ville pour y réclamer avec force une des salles dudit hôtel pour s'y assembler et délibérer : ce qui a été effectué.

u J'ai pensé. Monseigneur, que l'état des choses n'était plus le même qu'à l'époque où j'en avais fait le refus, parce que le Roi venait d'autoriser MM. les députés à demander à leurs commettants des explications ou interprétations de leurs pouvoirs; que, de plus, dans le moment d'une agitation aussi forte que celle qui règne, il était de la prudence et de la sagesse du Bureau de la Ville d'accueillir la demande qui lui était faite. Je n'ai donc pas hésité. Monseigneur, ainsi que vous le verrez par le procès-verbal ci-joint, à accorder une salle à l'Hôtel de Ville; ce qui a comblé de satisfaction les douze députés. Tout s'est, en conséquence, disposé entre eux et le corps municipal avec l'accord et l'harmonie les plus désirables. J'ai pris des précautions de concert avec eux pour que tout se passât avec autant de décence que de tranquillité, sans nuire au service qui peut intéresser le public, et, par ce moyen, je crois avoir prévenu une assemblée dans Paris, qui aurait pu

1. Le ministre accuse réception de la lettre, le 27. Arch. nat., O'500, C 366.

Page 1