Procès-verbal Bailly-Duveyricr, tome I, p
'2. Arch. du min. des aff. ctr., France, 1405, f"* '240 à 263. La partie de ces Notes relative à la question du pain a été donnée dans notre t. 11, p. 567-570.
« Paris, le 5 juillet.
« ... Les attroupements du Palais-Royal sont toujours les mêmes. Les orateurs y déclament comme d'ordinaire; leurs motions sont constamment dirigées contre les mêmes personnes...
« Les Invalides, prévenus du projet d'enlèvement des armes déposées à leur Hôtel, se sont mis en état de défense et, à tout événement, dans la nuit, ils les ont fait transporter ailleurs et diviser dans deux magasins.
« On dit toujours que M. de Galonné est à Paris et qu'il loge au Temple.
« On n'est pas parfaitement rassuré sur la sincérité de la réunion des trois Ordres. On dit que les deux premiers n'attendent que la fin des préparatifs militaires, dont on s'occupe et qu'on ne voit pas d'un bon œil. On se prépare à répondre à leur opposition et à leur résister par tous les moyens imaginables. Je l'ai déjà dit et je le répète : on ne veut plus entendre parler de la séance du 23 ; on ne veut plus d'Ordres, de rangs, ni de distinctions.
« Versailles, 6 juillet.
{( A l'ouverture de l'Assemblée nationale, on a fait courir le
bruit que le comte d'Artois avait dit et même écrit que l'Assemblée ferait sagement de ne pas s'occuper de la Constitution nouvelle, qu'on se disposait à l'en empêcher, et même à la dissoudre. Cette nouvelle a échauffé toutes les têtes, et c'est la principale cause qui a été agitée; on a dit qu'il était urgent de travailler à cette Constitution, sans relâche Il faut remarquer que, pendant que les bureaux s'occupaient
de la nomination de députés pour former le comité (de Constitution), i!/»' le duc d'Orléans, en personne, les visitait tour à tour, pour être informé de ce qu'ils feraient et les solliciter de'nc pas perdre de temps
(( Ce soir, au comité des subsistances, M^' l'archevêque de Vienne et le duc d'Aiguillon ont assuré l'Assemblée que le gouvernement ne voulait pas entendre parler de la nouvelle Constitution et qu'il avait arrêté la dissolution prochaine des États généraux. Cette nouvelle, vraie ou fausse, a fait la plus vive impression. Elle a causé une telle fermentation dans tous les esprits qu'on va prévenir toutes les provinces des intentions du Gouvernement et les disposer à une résistance combinée.....
« Paris, le 7 juillet.
u Les bruits répandus sur les projets de dissolution prochaine des États ne font que donner plus d'ardeur à ceux des membres de l'Assemblée qui mettent quelque importance au travail sur la Constitu-