‹ Les élections et les cahiers de Paris en 1789 (volume 2)Chapitre 415 sur 549 · Voir plus haut, p. 539, et plus loin, ch. xxi · texte numérisé non relu

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moulins qui travaillent pour le compte du gouvernement, et d'assurer les expéditions de farines pour Paris. D'autres électeurs ont été pourvus de commissions semblables. Bonneville part pour Vernon, Mantes et Meulan.

Un fournisseur de la marine, Regnault, propose de livrer, à 15 sols la livre, et même à plus bas prix, par patriotisme, Zi,000 pesant defarine de pommes de terre.

On renvoie la motion au Comité des subsistances, en même temps qu'au Comité militaire une plainte du lieutenant-colonel des chasseurs de Lorraine, appuyée par Aciocque, relative à l'arrestation par la milice bourgeoise de deux compagnies de ce régiment, qui se mettaient en route pour protéger les convois de blé et defarine de l'approvisionnement de Paris.

L'électeur Brillantais-Marion, du district de Saint-Joseph, et deux citoyens de Saint-Séverin et des Petits-Augustins, Lombard et Malfinat, expédiés le matin vers Saint-Denis pour s'assurer de la situation et de la disposition des troupes, dont se croientencore menacés les faubourgs de Paris, u n'ont pas constaté des intentions hostiles de la part des régiments stationnés dans cette ville ». Ils rapportent du chef qui les commande un billet que l'Assemblée fait aussitôt passer à La Fayette et où il est dit :

« ... Je veux bien déclarer, pour la tranquillité de la Ville, que je 0 n'ai aucun ordre hostile contre elle ; qu'il y a même apparence que « je ne tarderai pas à en recevoir pour faire retirer les troupes, et que « j'ai même arrêté à Claye le régiment de Hainaut, qui venait ici. « Mais je préviens de ne pas laisser approcher des gens armés dans la « plaine et à portée de Saint-Denis, parce que je serais forcé de les « repousser.

« Signé : Le baron de Falckenheyn, lieutenant général des armées « du Roi, commandant les troupes à Saint-Denis. »

Une patrouille du district des Filles-Dieu présente deux officiers du régiment de Provence, arrêtés à cinq cents pas au-dessus des premières maisons de la Chapelle-Saint-Denis. On fait conduire ce capitaine et ce lieutenant devant La Fayette, « pour qu'il statue ce qui convient».

Une autre patrouille amène comme très suspect le baron de Boisgelin, président de la Noblesse aux derniers États de Bretagne. Le vieux gentilhomme se met sous la protection de La Fayette et disparaît pendant que se règle le cas des deux officiers du régiment de Provence, « retenus prisonniers sur parole, avec la Ville pour limites, mais qui Tolontairement décident à ne pas sortir de l'Hôtel de Ville ».

Le général vient en personne informer l'Assemblée des électeurs des dispositions qu'il prend pour assurer la tranquillité publique. Il annonce que la démolition de la Bastille est déjà commencée et que la compagnie de l'Arquebuse a été chargée « d'écarter les curieux malintentionnés, ainsi que de préserver les citoyens des accidents ».

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