‹ Les élections et les cahiers de Paris en 1789 (volume 2)Chapitre 435 sur 549 · Voir ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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capitation de ses habitants ». Sur une plainte du chevalier de la Corée, commandant par intérim du district de Saint-Lazare, l'Assemblée, La Fayette entendu :

<i A arrêté provisoirement que le commandant de chaque district recevrait directement l'ordre et le mot de l'ordre de M. le commandant général, et qu'il le communiquerait à M. le président du district, afin que celui-ci, dans les cas imprévus et pour la police et sûreté pariiculières de son district, ne pût pas contredire les ordres de M. le commandant général par ceux qu'il donnerait au commandant du district. Il était arrêté, en outre, que les patrouilles et le service mili taire ordinaire devaient être réglés par le commandant du district. »

Enfin, le 26 juillet au soir, fat approuvé par l'Assemblée générale des électeurs cet Arrêté du Comité militaire :

« Le Comité, considérant que, jusqu'à la formation et composition de la garde nationale parisienne, il est indispensable que le service soit fait suivant l'exigence des cas, a arrêté :

« 1" Que le service de la garde parisienne sera considéré comme une obligation personnelle;

« 2" Que tout bourgeois domicilié à Paris, de quelque condition, qualité ou état qu'il soit, sera obligé personnellement à ce service;

('. 3° Que, dans les districts, ceux qui sont chargés d'indiquer cî d'avertir les citoyens qui sont en tour de faire leur service, enverront les avertissements chez les présents comme chez les absents;

« h° Que les districts sont autorisés à faire faire le service aux frais des citoyens qui sont absents, ou qui pourraient s'absenter sans avoir pris la précaution de se faire représenter convenablement par une personne chargée par eux de faire leur service;

« 5° Que le présent sera imprimé, affiché et envoyé à chaque district. »

DÉMISSION ET RÉÉLECTION DU COMMANDANT GÉNÉRAL DE LA GARDE NATlONALli

Devant l'Assemblée générale des électeurs, le 18 juillet, La Fayette vint déclarer que, quoique le Roi eût confirmé sa nomination par acclamation au commandement général delà garde nationale de Paris, il désirait que « l'Assemblée prît les moyens les plus sûrs et les plus prompts pour connaître le vœu du peuple sur sa nomination et sur la composition désormais nécessaire de l'administration municipale, civile et militaire ».

Peu après, Bailly insista de même « sur la nécessité de faire confirmer son élection par les citoyens de Paris ».

Un des électeurs demanda si le travail des commissaires chargés de rédiger un plan du Comité provisoire était prêt. « L'attention de l'Assemblée fut ainsi portée sur la nature des pouvoirs qu'elle exerçait elle-même et sur la nécessité de placer à l'Hôtel de Ville un corps administratif de personnes choisies pour régler les affaires de la Commune ^ » Voici le résultat de la délibération :

« L'Assemblée, considérant que les fonctions remplies par les électeurs dans ce moment de crise et de désordre n'ont eu d'autre objet que de pourvoir à la tranquillité de la capitale, et ne peuvent pas autoriser la formation de la nouvelle administration qu'il convient de former; considérant que les électeurs ont fait jusqu'à présent ce que leur zèle, leur amour patriotique leur avait commandé, et que, grâce au courage de M. Moreau de Saint-Méry, président, de tous les membres de l'Assemblée, et de MM. les officiers municipaux, reconnus par l'Assemblée générale de la Commune, tenue le lundi 13, les bons citoyens ont joui, au milieu du désordre le plus effrayant, d'une sûreté et d'une tranquillité vraiment miraculeuses;

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