‹ Les élections et les cahiers de Paris en 1789 (volume 2)Chapitre 434 sur 549 · CONSTITUTION DU COMITÉ MILITAIRK · texte numérisé non relu

CONSTITUTION DU COMITÉ MILITAIRK

serait envoyée au Journal de Paris, pour être rendue publique surle-champ '. »

Le rétablissement, assez difficile, des barrières brûlées le 13 et le U juillet, et leur garde, par détachements appelés des divers quartiers indistinctement, soulevèrent des réclamations dont le district de Sainte-Opportune (ci-devant des Grands-Augustins) se fit l'interprète. Le 18, le Maire demandait du secours pour la perception des droits, à la barrière Fontainebleau, contre un attroupement populaire; l'Assemblée générale confia la mission aux électeurs du district Saint-Marcel, « de s'entendre, soit conjointement, soit séparément », avec ceux des districts voisins.

Le Palais-Royal, d'où était partie l'initiative du soulèvement populaire, et où ne cessaient de se faire des « motions », opposait, sans toutefois s'être organisé militairement, de perpétuels obstacles à l'intervention des patrouilles des districts de Saint-Roch et de Saint- Honoré. L'Assemblée des électeurs déclara, le 19, « que la division du district était la seule qu'elle pût adopter », et renvoya à la Fayette un arrêté pris par les habitants du Palais-Royal contre les districts du quartier ^.

Dans la soirée de ce jour, 19 juillet, se constitua le Comité militaire, auquel chacun des districts avait été appelé à nommer un député ^ L'appel avait été fait dans la salle des Gouverneurs et les pouvoirs vérifiés par le chevalier de Saudray, commandant en second de la garde nationale. Treize districts n'avaient encore délégué personne. La liste des députés des quarante-sept autres fut apportée à l'Assemblée générale des électeurs par La Fayette, qui la fit insérer au procèsverbal, pour en constater l'authenticité. En môme temps il fut arrêté que désormais, « pour le bon ordre et suivant tous les principes d'administration, toutes les affaires relatives au service et à la discipline seraient renvoyées au Comité militaire ».

Néanmoins l'Assemblée des électeurs déhbéra, le 20, sur la motion de « former la garde nationale de manière qu'aucun citoyen en état de porter les armes ne pût se soustraire à cette obligation patriotique ». Divers avis se produisirent, et, par un « Arrêté, délivré au marquis de La Fayette pour le faire exécuter », il fut ordonné de « dresser un rôle exact des habitants de chaque district, le directeur des vingtièmes et de la capitation étant tenu de délivrer à chaque district le rôle de la

1. Dans une brochure de 8 pages in-S" (Bibl. nat. Lb^» 1950), intitulée Mort héroïque d'un grenadier, avec les secrets les plus intéressants mis au jour, sont cités, en outre d'ua exploit des gardes françaises, pour venger un de leur camarade tué au siège de la Bastille, plusieurs traits de délicatesse de ces soldats-citoyens : leur refus d'accepter de l'argent de l'archevêque de Paris, qu'ils avaient sauvé de l'indignation populaire, le lendemain de la séance royale du 23 juin; leur refus de recevoir le produit d'une représentation de la Comédie-t'rançaise donnée à leur bénéfice ; enfin le duel à mort de douze d'entre eux contre celui qui avait déshonoré le l'égimcnt en plantant au bout de son cpée le cœur de l'intendant Bertier,

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