IbkL, II
fluence a été si grande jusqu'à ce moment, qu'ils n'ont pu parvenir jusqu'à M. le président de l'Assemblée pour faire leur déclaration, et en même temps l'offre de leurs personnes et de leurs fortunes pour concourir aux Tues sages et patriotiques de MM. les membres du Gomité permanent.
« Déclarent formellement, lesdits sieurs de Fournier et de Bellevue, à l'auguste Assemblée siégeant à THôtel de Ville, et osent même prendre la liberté de lui en demander acte :
« Qu'ils offrent leurs personnes et leurs fortunes pour concourir au bien général de la Nation, et à la tranquillité des bons citoyens de Paris ;
« Qu'ils font pareillement l'offre des personnes attachées à leuiservice, consistant en deux domestiques, un nègre, un jockey et un cocher. »
Au commencement de la séance du 19*, une députation collective des districts des Récollets, de Saint-Lazare et de Saint-Laurent qui, au premier moment des troubles, s'étaient réunis pour ne former qu'une seule association pour toutes les opérations civiles ou militaires », annonce que les trois districts, « reconnaissant l'avantage public et l'intérêt particulier de leur séparation », se reconstituaient en trois assemblées suivant la forme adoptée le mois d'avril dernier : ce qu'approuve l'Assemblée générale des électeurs.
Bailly vient déclarer que « quelque flatteuse qu'ait été son élection par acclamation dans la séance du mercredi soir », il désire « que les districts confirment son élection ou nomment tout autre citoyen à l'importante place de maire, et qu'il leur a écrit cette lettre :
« Messieurs,
« L'Assemblée des électeurs, où se sont trouvés un grand nombre de citoyens, m'a fait l'honneur de me nommer Maire de Paris. Quelque peu capable que je me croie des fonctions de cette importante place, le choix de mes concitoyens me donnera peut-être des forces, et leurs conseils me procureront des lumières pour la remplir. Mais, messieurs, je ne puis me regarder comme suffisamment et légalement nommé que par les différents districts ; j'ose donc vous supplier de vouloir bien délibérer sur ma demande en confirmation de ce premier choix. Je puis toujours vous assurer que je n'oublierai de ma vie les bontés touchantes et les faveurs dont j'ai été comblé.
« Je suis avec respect, votre très humble et très obéissant serviteur,
« Bailly. »
1, Procès-verbal Duveyrier, II, 177-178, 181-187.