‹ Les élections et les cahiers de Paris en 1789 (volume 2)Chapitre 442 sur 549 · LA PRESSE RÉGLEMENTÉE · texte numérisé non relu

LA PRESSE RÉGLEMENTÉE

« L'Assemblée arrête que tous les districts seraient à l'instant mônae invités à délibérer sur cet objet principal, et à faire passer, le plus tôt possible, leur déclaration à l'Hôtel de Ville.

Moins d'une heure après, arrive la première confirmation de l'élection de Bailly, par le district de Notre-Dame.

Sainte-Elisabeth désigne un membre du Comité provisoire « pour le cas où le choix des commissaires serait laissé aux électeurs de chaque district ».

Dans la journée du 19, la question de la liberté de la presse* est posée devant l'Assemblée générale des électeurs par une réclamation de Camille Desmoulins, à qui son libraire Momoro ne veut pas remettre des exemplaires de l'ouvrage signé de lui, la France libre.

« L'Assemblée arrête que son vœu est que tout citoyen soit libre d'imprimer et de publier quelque ouvrage que ce soit, à la charge par lui de le signer et d'en répondre. »

Le même arrêté est transmis à l'auteur d'un écrit intitulé : A mes concitoyens et hommage à M^' le duc d'Orléans.

Mais quatre jours après % le 23, on signale « l'abus étrange que font certains particuliers, libraires et colporteurs, des permissions données par les membres du Comité permanent, dans les premiers jours de trouble, pour laisser entrer dans Paris les papiers-nouvelles. On représente que ces permissions et les signatures de ceux qui les ont données se trouvent au bas de tous les mensonges et de tous les libelles que les haines particulières, ou les systèmes contraires à la tranquillité publique, se plaisent à répandre parmi le peuple.

u Pour réprimer cet abus, l'Assemblée arrête que tous les impriprimeurs, libraires et colporteurs seront invités à n'imprimer, vendre et distribuer que des nouvelles authentiques, et elle déclare au surplus que les laissez-passer qui ont été donnés dans les premiers moments de trouble, pour laisser entrer les papiers- nouvelles dans Paris, sont actuellement sans objet;

« Et que le présent arrêté sera imprimé, publié et affiché partout où besoin sera. »

On venait d'imprimer sous ce double titre : La bonne nouvelle; le premier Valet de chambre, convaincu d'infidélité et de criminelles intelligences

\. Procès-verbal Duveyrier, II, 185-187.

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