‹ Les élections et les cahiers de Paris en 1789 (volume 2)Chapitre 446 sur 549 · L'HOTEL DE VILLE ET LES COMMUNES RURALES. G · texte numérisé non relu

L'HOTEL DE VILLE ET LES COMMUNES RURALES. G

pour mettre Paris en correspondance prompte et sûre avec l'Assemblée nationale ^

Elle s'efforce de rassurer les campagnes sur « les brigands, que les ennemis du bien public disent se répandre de Paris dans les environs », proclamant que, « les mesures prises par La Fayette, de concert avec elle, feront bientôt disparaître tout ce qui peut porter atteinte à la tranquillité qu'un nouvel ordre de choses a déjà établie dans la capitale ».

Si de certains points, comme de Santeny-en-Brie, on insiste pour qu'elle fasse marcher des troupes « contre les brigands », elle excite « les habitants à s'armer pour maintenir chez eux la tranquillité publique et leur déclare se voir avec douleur dans l'impossibilité de leur fournir des forces militaires ^ ».

Elle ne peut prêter son concours matériel à l'organisation et à l'armement des milices des localités de la banlieue qu'en ce qui concerne la garde et le transport des approvisionnements et des munitions pour Paris. C'est ainsi que, sur l'envoi d'un délégué du marquis de La Salle, le 19, la municipalité d'Essonnes, le 21, arrêtait l'établissement de patrouilles, « pour, de concert avec celles de Gorbeil, veiller à la sûreté des moulins et magasins à poudre ^ ».

Durant la dernière nuit où siège l'Assemblée générale, du 29 au 30 juillet, un capitaine, pourvu d'une lettre de recommandation du prince de Poix, venait demander des armes pour la garde nationale de Versailles, très surexcitée. Les électeurs, qui se trouvaient à l'Hôtel de Ville, répondaient que c'était impossible, mais ils voulaient bien, pour calmer la population versaillaise, donner «au capitaine Rup de Baleine, une lettre renfermant la promesse de remettre sous les yeux du marquis de La Fayette la demande des citoyens de Versailles * ».

Dans la soirée du 19, l'Assemblée générale essaya de reprendre la discussion interrompue dans la journée, sur ses pouvoirs et sur l'organisation municipale. Mais, n'étant pas en nombre, elle décida une convocation de tous ses membres pour le mardi 21, neuf heures du matin, afin « de statuer définitivement sur ces importants objets ^ ».

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