‹ Les élections et les cahiers de Paris en 1789 (volume 2)Chapitre 445 sur 549 · Ibid., Il · texte numérisé non relu

Ibid., Il

minent qui menace leur vie, celle de leurs femmes et de leurs enfants, et pour implorer son secours et sa sauvegarde. » Mais elle se refuse à faire intervenir les forces parisiennes. Le 22, elle admet à sa barre « le sieur Cousin, qui lui présente des certificats très favorables, et des pièces qu'elle fait sceller et déposer au greffe de l'Hôtel de Ville ^ »

Bourg-la-Reine, Ghevilly et l'Hay lui demandent de les affilier à un district de Paris.

Elle les félicite « de leurs efforts patriotiques » et arrête qu'il sera établi, sous le bon plaisir du district du Val-de-Grâce, le plus voisin, affiliation et correspondance avec ces paroisses, sans aucune confusion ni pour le civil ni pour le militaire ^

Un électeur du district de Saint-Germain-l'Auxerrois, Brochant, qui se trouvait être en même temps seigneur de Juvisy, dénonce, sous sa signature et sous celles des curés du village et d'Épinay-sur-Orge, les violences commises à son château par un nommé Rappe, qui se dit porteur d'ordres de l'Hôtel de Ville. D'autre part, les habitants de ce même bourg de Juvisy, ceux aussi de Villemoissin, de Viry, Savigny, Morsang-sur-Orge, Épinay, Sainte-Geneviève et Grigny, consultent les électeurs de Paris sur la forme à établir dans leur administration civile et militaire.

L'Assemblée générale prend l'arrêté suivant ' le 27 :

« L'Assemblée n'ayant aucun plan définitif, les paroisses susdites sont invitées à pourvoir provisoirement elles-mêmes à leur sûreté et au bon ordre de leurs communautés "respectives, dans les formes que leur zèle, leur amour patriotique et leur sagesse ne manqueront pas de leur suggérer.

« Et sur ce qui a été représenté à l'Assemblée qu'aucuns particuliers, se disant porteurs d'ordres émanés d'elle, s'immisçaient dans la police civile et militaire des paroisses, l'Assemblée déclare n'avoir donné aucun pouvoir à cet effet, leur fait défenses formelles de plus, à l'avenir, persévérer dans ladite immiscion.

« Et le présent arrêté sera imprimé, publié et affiché partout où besoin sera. »

L'Assemblée prend en considération et renvoie au bureau des subsistances les demandes des villages, telles que celle de Montfermeil, afin d'obtenir « la permission de prendre leur provision de pain à Paris ». Elle accepte de se mettre en communication régulière avec les communes rurales pour la transmission des subsistances et aussi des nouvelles. Ainsi organise-t-elle, sur la proposition du colonel des gardes de la Ville, Hay, et sous la protection des paroisses traversées, quatre postes ambulants, au Point-du-Jour, à Sèvres, à Viroflay et à Versailles,

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