A M. BAILLY PRÉVÔT DES MARCHANDS DE LA VILLE DE PARIS
« Versailles, 20 juillet 1789.
« M. deVilledeuil, Monsieur, ayant donné sa démission de sa charge de secrétaire d'État, le Roi a bien voulu jeter les yeux sur moi pour la remplir.
« J'ai l'honneur de vous en faire part, et je vous prie de prévenir le Bureau de la Ville de Paris.
« Vous devez être persuadé que je serai très flatté de la correspondance qui s'établira entre vous et moi; elle me procurera des occasions de vous donner des preuves du sincère attachement avec lequel j'ai l'honneur d'être votre très humble et très obéissant serviteur,
« Saint-Priest ».
Les électeurs, en ce moment tout à fait rassurés et joyeux, renvoyaient, sans l'ouvrir, une lettre saisie dans les mains du porteur par le district Saint-André-des-Arcs, parce qu'elle était adressée au lieutenant de police. De Crosne l'ouvrait et la retournait à l'Hôtel de Ville, exigeant qu'elle fût lue ; on la recaçhetait aux armes de la Ville et on la renvoyait au district qui s'en était emparé ^