Ibid., II
APPKL DE BAILLV AUX DISTUICTS. 6i9
le pouvoir civil à subir un procès régulier. C'était le moyen de satisfaire à la justice, de connaître les complices et de remplir les engagements solennels pris par tous les citoyens envers l'Assemblée nationale et le Roi.
« Le peuple n'a pas écouté mes avis; et le jour où il manque à la confiance qu'il m'avait promise, je dois, comme je l'ai dit d'avance, quitter un poste où je ne peux plus être utile.
« Je suis avec respect, monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur.
« La Fayette. »
La seconde lettre contenait copie delà précédente et était adresséo à chacun des soixante districts. Le commandant général leur annonçait « avoir pris toutes les précautions dépendant de lui », les adjurait « de veiller avec la plus grande attention à assurer la tranquillité », les suppliait « de ne point tarder à le rendre à lui-môme en s'occupant immédiatement du choix de son successeur ».
L'Assemblée générale des électeurs, « effrayée et consternée », se porte tout entière au bureau des subsistances, où La Fayette est encore avec le maire, « et tous lui disent la même chose : que le salut de la Ville est attaché à la conservation de son général ».
Sur « cette démarche touchante », La Fayette consent à « suspendre sa résolution » ; il promet de se rendre à six heures à l'Assemblée générale « pour y concerter ce qui conviendrait à la situation des affaires et à l'avantage commun, dont il ferait toujours sa première loi ».