‹ Les élections et les cahiers de Paris en 1789 (volume 2)Chapitre 469 sur 549 · RÉÉLECTION DE LA FAYETTE · texte numérisé non relu

RÉÉLECTION DE LA FAYETTE

u Nous, électeurs et députés des districts de la ville de Paris, en nous conformant au vœu et à l'acclamation unanime de tous les citoyens de cette capitale, et par une suite de notre confiance entière dans les vertus, les talents et le patriotisme de M. le marquis de La Fayette, l'avons de nouveau proclamé Général de la garde nationale de Paris, et lui promettons, tant en notre nom qu'en celui de nos frères armés dans nos districts et dans les autres corporations militaires, subordination et obéissance à tous ses ordres, pour que son zèle, secondé de tous les efforts de tous les concitoyens patriotes, conduise à sa perfection le grand œuvre de la liberté publique.

« Ladite déclaration sera imprimée, publiée et affichée. »

« Cette déclaration, signée de tous les électeurs et de tous les députés des districts présents, a été remise, dans le moment même, à M. le marquis de La Fayette, qui s'est retiré au milieu des plus sincères applaudissements et a été reconduit par les électeurs en foule au bureau militaire. »

En même temps que le procès-verbal de la réélection du général de La Fayette était placardée sur les murailles de Paris, « la Déclaration de l'Assemblée nationale du 23 juillet, était envoyée par tous les députés à leurs commettants respectifs'. » Cette déclaration, qui résumait les événements accomplis depuis le U juillet, se terminait ainsi :

« L'Assemblée nationale invite tous les Français à la paix, au maintien de l'ordre et de la tranquilité publique, à la confiance qu'ils doivent à leur Roi et à leurs Représentants, et à ce respect pour les lois, sans lequel il n'est point de liberté ;

« Déclare, quant aux dépositaires du pouvoir qui auraient causé, ou causeraient, par leurs crimes, les malheurs du peuple, qu'ils doivent être accusés, convaincus et punis ; mais qu'ils ne doivent l'être que par la loi, et qu'elle doit les tenir sous sa sauvegarde, jusqu'à ce qu'elle ait prononcé sur leur sort ; que la poursuite des crimes de lèse-Nation appartient aux représentants de la Nation ; que l'Assemblée, dans la Constitution dont elle s'occupera sans relâche, indiquera le tribunal devant lequel sera traduite toute personne accusée de ces sortes de crimes. »

Le Journal d'événements du vieux libraire Hardy * raconte eu détail la mort de Foullon et de Rertier. Nous tirons de son récit quelques traits

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