CONCERNANT LES ATTROUPEMENTS
« Louis, par la grâce de Dieu, Roi de France et de Navarre. A tous ceux que ces présentes Lettres verront; Salut.
{( Lorsque nous voyions approcher avec satisfaction le moment où, réunissant autour de nous les Représentants de la Nation, nous comptions n'avoir à nous occuper que du bonheur de nos sujets. Nous étions bien éloigné de penser que l'esprit de révolte et de sédition viendrait troubler la tranquillité publique, attaquer les propriétés, et substituer le désordre aux vues de bienfaisance qui nous ont toujours animé. Nous avons appris avec douleur les émeutes excitées hier, tant dans le faubourg Saint-Antoine que dans d'autres quartiers de notre bonne Ville de Paris; mais nous espérions que les mesures prises par notre Parlement, et dictées par son zèle, rétabliraient tout dans Tordre*. Informé des nouveaux excès criminels, renouvelés aujourd'hui dans le faubourg Saint-Antoine, il est de notre devoir de déployer toute notre autorité et d'opposer la sévérité des peines à la licence effrénée qui menace la sûreté et la vie des habitants de la capitale. C'est pour rem-
1. Le texte in-4'' de 4 pages de l'Imprimerie royale est dans la collection Rondonneau, aux Archives nationales AD' 1088.