Voir tome I", p. 492 et tome IV, p
plir tout ce qu'exigent de notre puissance des circonstances aussi affligeantes, que nous nous sommes déterminé à renvoyer la' connaissance desdits délits au Prévôt général de notre maréchaussée en l'Ile-de- France.
« A ces causes, et autres à ce Nous mouvant, de l'avis de notre Conseil et de notre certaine science, pleine puissance et autorité royale, Nous avons, par ces Présentes, signées de notre main, dit, déclaré et ordonné, disons, déclarons et ordonnons, voulons et Nous plaît que, dans notre bonne Ville de Paris, faubourgs et banlieue d'icelle, ceux qui ont été j usqu'à présent arrêtés, ou le seraient à l'avenir, soient remis au Prévôt général de notre maréchaussée en l'Ile-de-France, pour le procès leur être fait et parfait en dernier ressort, ainsi qu'à leurs complices, fauteurs, participes et adhérents, par ledit Prévôt général et ses lieutenants, assistés des officiers du présidial de notre Ghâtelet de Paris
« Signé : Louis; « Et plus bas : Laurent de Villedeuil. »
Cette Déclaration était aussitôt expédiée au Parlement de Paris, avec le mandement « de procéder sans délai à son enregistrement; « si n'y faites faute, car tel est notre plaisir. »
Dans la matinée du 29 avril, « avant l'ouverture de la petite audience », le premier président (Bochart de Saron) faisait lire par le procureur général la Déclaration, et décider « de la porter à la Grand'- Chambre pour délibérer ». La Grand'Chambre était assemblée immédiatement et l'enregistrement ordonné ^
Aussitôt l'émeute du faubourg Saint-Antoine écrasée, l'action prévôtale commençait par l'arrestation, dans la maison Réveillon et aux alentours, des insurgés épargnés parle feu de la troupe; ordre était donné tout de suite d'interroger les blessés transportés à l'Hôtel-Dieu.
Voici cet interrogatoire, — pièce capitale, — au complet, moins les formules répétées à l'enregistrement des réponses de chaque individu.
PROCÈS-VERBAL