‹ Les élections et les cahiers de Paris en 1789Chapitre 106 sur 282 · Ibid., f°s · texte numérisé non relu

Ibid., f°s

3. Beproduite parmi les pièces officielles de la convocation de Paris, Bill, 1012, f»s 470-474.

]a possession de la Ville ne seroit pas accueillie par l'opinion générale. On verroit avec peine un partage inutile, une ligne de démarcation humiliante pour la classe du Tiers, et, pour les hommes publics chargés d'opérer, contraire à l'organisation et à l'équilibre de la composition réglée pour les députations, et aux moyens de prévenir les scissions d'opinions, les conflits d'assemblées, les occasions de tumulte, etc.

« Ceux qui résistent le plus aux mesures qui vont s'exécuter sont forcés de convenir néanmoins qu'il est divers objets à réparer, à perfectionner dans notre Administration. Pourquoi écarter la Magistrature municipale des moyens de recouvrer un jour une existence convenable, immédiatement utile à notre auguste Maître, dans ses rapports, dans son activité et dans son influence sur cette nombreuse et intéressante famille de 700,000 citoyens, influence que n'a pas évidemment une Compagnie de Conseillers-Juges bien respectables, mais qui ne peuvent être que cela. Loin d'atténuer la Magistrature municipale, loin de lui ôter ce qu'elle a encore, ne vaudroit-il pas mieux disposer, par l'espoir de la considération et de la bienveillance, les sujets les plus distingués à désirer d'y être admis, à voir l'avenir dans le présent?

« Ces dernières réflexions, tracées rapidement et soumises aux lumières et à la sagacité du Conseil, seront appréciées comme elles doivent l'être. On ne peut se dispenser de solliciter la justice et l'autorité de conserver à la mère commune de tous les Citoyens, au Tribunal qui les représente, ses droits et ses privilèges. Lorsqu'on s'élève contre les innovations, celle-ci seroit la plus fâcheuse de toutes et la plus inutile. »

Le Gouverneur de Paris, Lieutenant général delà Ville, Prévôté et Vicomte de Paris, est inscrit, dans l'Almanach royal, comme faisant partie des Officiers qui composaient le Corps de la Maison de Ville. C'était, en 1789, l'arrière-petit-fils du premier duc de Brissac, pair et maréchal de France, qui ouvrit la capitale à Henri IV : Louis-Hercule- Timoléon Cossé de Brissac.

Ses relations avec le Corps de Ville étaient des plus cordiales. Au début de la campagne électorale, le Prévôt des Marchands s'était adressé à lui pour obtenir une audience royale à la députation chargée de présenter l'Adresse du 2 janvier en remerciement du Résultat du Conseil du 27 décembre. Il s'était empressé de répondre :

« Si Sa Majesté reçoit la députation, je me ferai un plaisir et un honneur de m'y trouver.

« Je vous supplie, Monsieur, d'assurer le Corps de Ville de tous

mes senti mens et vous prie d'agréer personnellement tous ceux que je vous ai voués depuis si longtemps.

« Brissac. »

Le k mars, aussitôt après l'adoption du réquisitoire, dans lequel, comme moyen suprême de conciliation, était indiquée et appuyée la convocation de Paris, non plus par l'un des deux Prévôts en rivalité, mais par le Gouverneur1, le Procureur du Roi et de la Ville expédiait cette lettre délibérée par le Bureau et dont voici la partie essentielle 2 :

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