‹ Les élections et les cahiers de Paris en 1789Chapitre 15 sur 282 · In-8° de 32 p., Bibl. Nat. LP · texte numérisé non relu

In-8° de 32 p., Bibl. Nat. LP

3. Après la seconde réunion de Notables, on lisait encore dans un Avis au public, où la renonciation des Pairs à leurs exemptions pécuniaires était dénoncée comme un piège (brochure de 11 pages, Bibliothèque de la Ville, Carnavalet, 25,898, n° 32) :

« Eh! oui, on peut douter de la tenue des États généraux en 1789, malgré la promesse du Roi, malgré l'édit de convocation, malgré l'envoi des lettres, malgré l'élection des députés représentants. Tout cela n'emporte pas nécessairement la confirmation de la tenue des États généraux. Tout cela a eu lieu en 1651, et il n'y eut pas d'États généraux. Que le Tiers État réfléchisse bien à la réunion de toutes ces circonstances} enfin qu'il ne s'en laisse pas imposer par des apparences. »

Un autre imprimé d'une feuille, que possédait en 1860 la Bibliothèque du Louvre et que nous avons analysée, p. 35-36 du t. Ier du Génie de la Révolution, contient le Plan de conduite donné à l'Archevêque de Sens, principal ministre au mois de juin 1788, dont Voriginal en chiffres a été trouvé chez lui. Le double but poursuivi n'a pas été atteint : à force de parler et entendre parler des États généraux, la France ne s'en est pas dégoûtée, la division des Ordres et les rivalités locales n'ont pas réduit les États généraux à l'impuissance, et tout n'a pas fini comme la Fronde.

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