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3. Note de la brochure : « Personne n'ignore que Hugues Capet n'est qu'un usurpateur; il monta sur le Trône, dont le chemin lui avoit été frayé par les Maires du Palais, malgré les droits et la résistance de Charles, duc de la basse Normandie {sic, au lieu de Lorraine), et oncle de Louis V, dernier des rois de la seconde race. »
table. Ils te chériront comme un présent du ciel, ils te respecteront comme un père, tant que tu ne contrarieras pas cette convention tacite lî mais, si tu t'en écartes, ne trouve pas mauvais qu'ils se choisissent un autre maître, le droit naturel n'autorise-t-il nas à renvoyer ceux que nous payons, lorsqu'ils nous servent mal?... »
Un publiciste, qui signe « Comte Duprat » Soyons de bonne foi!* démontre clairement que personne ne veut des États généraux, ni les Parlements, ni la Cour; il trouve la preuve de son dire dans l'évocation de la vieille forme de 1614 qui les rendrait stériles, et conclut, « s'il croyait cela possible, à une Assemblée où la Nation aurait des représentants qu'elle-même aurait librement choisis, dont elle aurait déterminé le nombre et la qualité,... ayant le droit incontestable de révoquer telle ou telle loi et d'en faire de nouvelles 3. »
Quant aux réponses officielles des villes et corporations à l'appel du Gouvernement, elles ne remplissent pas moins de dix registres de la Collection générale des procès-verbaux, mémoires, lettres et autres pièces concernant les députations aux États généraux de 1789, rassemblée et recopiée par ordre de l'Assemblée nationale et sous la direction du député Camus4. Mais elle ne contient rien d'historique concernant la capitale5.
Cependant, à la demande du Garde des Sceaux de Lamoignon, le Prévôt des Marchands — messire Louis Le Peletier, marquis de Montméliant et seigneur de Morfontaine, Plailly-Beaupré, Othis et autres
1. Note de la brochure : « Le serment d'obéissance que les Aragonais prôtoient à leur Souverain nous donne une juste idée de ce consentement tacite. Ilétoit conçu en ces termes que prononçoit le grand Justicier, au nom des États : « Nous, qui sommes autant « que vous, et qui pouvons plus que vous, nous vous faisons Roi et Seigneur, sous la con- « dition que vous garderez nos loix et nos privilèges ; sinon, non. »