‹ Les élections et les cahiers de Paris en 1789Chapitre 19 sur 282 · PAR LES SIX CORPS DE LA VILLE DE PARIS POUR LE COMMERCE DE PARIS · texte numérisé non relu

PAR LES SIX CORPS DE LA VILLE DE PARIS POUR LE COMMERCE DE PARIS

« Sire,

« La convocation que Votre Majesté a solennellement annoncée des États généraux de votre Royaume, les Arrêts que vous avez déjà rendus dans votre Conseil pour la préparer, les dispositions si paternelles que vous avez manifestées dans ces Arrêts, cette généreuse invitation que

1. Archives nationales, B III 171, f05 172-177, Correspondance de M. de Villedeuil avec le Garde des sceaux et le Directeur général des finances. La collection Camus contient le second de ces Mémoires (B III 171, f°s 179-186), mais le premier n'y a pas été inséré. On retrouve celui-ci, en très bel exemplaire d'une feuille in-4° de l'imprimeur du Parlement, N. II. Nyon, dans la collection Rondonneau, Archives Nationales AD 1. Le second forme une demi-feuille in-4° (Bibliothèque Nationale Lb»9 857). Les noms seuls sont à la suite; nous avons ajouté la qualité de chaque signataire, relevée dans l'Almanach royal de 1789.

vous y adressez à la raison publique, pour lui demander ses lumières; ce concours unanime de délibérations que vous sollicitez même de tous vos Sujets ; enfin cette espèce d'inquiétude si noble tout à la fois et si touchante, qui paroît agiter vos pensées sur la forme rigoureusement constitutionnelle que Votre Majesté veut elle-même imprimer à la plus auguste comme à la plus importante des Assemblées, tout semble se réunir pour faire un devoir à tous les corps de la Nation si fidèle qui vous est soumise, d'apporter aux pieds de votre Trône leurs réclamations respectueuses ou même leur simple opinion sur ce grand dessein que Votre Majesté a conçu et dont l'exécution va immortaliser à jamais sa gloire.

« Parmi ces corps, Sire, il en est un qui, distingué aujourd'hui par les efforts et il ose même dire par les succès de la plus active industrie, n'aspire qu'à consacrer à Votre Majesté, dans une circonstance si mémorable, les tributs du zèle reconnoissant qu'il doit à votre protection et à vos bienfaits : c'est le commerce de votre capitale.

« Ce n'est plus le temps, Sire, grâce aux lumières actuelles, où l'on ignoroit en France nous ne dirons pas seulement les avantages politiques, mais jusqu'aux éléments et à la langue même du commerce; où tout le commerce de la Nation étoit borné à des échanges intérieurs sur les denrées de première nécessité; où aucune communication avec les nations étrangères ne lui étoit encore ouverte; où aucun objet de luxe n'étoit ni travaillé par les arts, ni même connu ; où les arts eux-mêmes n'existoient seulement pas.

« Le commerce a pris enfin l'agrandissement qui lui appartenoit en quelque sorte par sa nature; son influence sur la prospérité publique s'est fait sentir à tous les gouvernemens à la fois. Il est devenu, pour ainsi dire, tout à coup un des grands ressorts de la puissance politique des États -, l'opinion générale l'a elle-même apprécié comme il devoit l'être, elle l'a fait entrer dans la balance de tous les peuples de l'Europe-, elle l'a rendu presque le seul arbitre de leurs destinées : elle est parvenue même à soumettre à son immense empire les deux hémisphères, et aujourd'hui on peut dire qu'il ne se consomme pas une seule négociation importante dans les deux mondes, ou qu'il ne s'élève pas dans l'Europe une seule guerre entre les nations rivales, dont le commerce ne soit ou l'objet, ou le motif, ou le résultat.

« De plus grandes lumières, Sire, ont même détruit de nos jours ces vains systèmes que quelques écrivains à paradoxes s'étoient efforcés d'accréditer et par lesquels ils osoient prétendre et sembloient presque ordonner qu'on sacrifiât le commerce à l'agriculture. On a reconnu que, si l'agriculture devoit être considérée comme la première

source des véritables richesses, le commerce, qui a seul la puissance de donner à ces richesses une valeur qu'elles n'acquerroient jamais sans son industrie, n'avoit pas moins de droits que l'agriculture à la reconnoissance publique; que l'un et l'autre dévoient donc être également protégés par la puissance souveraine; que, d'ailleurs, dans une nation de vingt-quatre millions d'hommes comme la vôtre, il étoit impossible que l'agriculture pût mettre seule tant de forces réunies en activité ; que les ressources de l'industrie étoient nécessaires pour suppléer aux besoins ou à l'inquiétude d'une population aussi vaste, qu'il falloit créer pour la multitude malheureusement immense des pauvres un moyen d'exister aux dépens des jouissances du petit nombre de riches, et que le commerce pouvoit seul présenter ce moyen si désirable et rétablir en quelque sorte le niveau entre les injustices affligeantes de la nature et les avantages réparateurs de la société. L'opinion publique s'est donc empressée de rejeter ces idées systématiques qui vouloient faire porter sur l'agriculture toute la faveur du gouvernement, à l'exclusion flétrissante du commerce; elle a senti que la véritable sagesse consistoit à tenir en quelque sorte la balance entre ces deux branches également nourricières des grands empires ; elle les a recommandées toutes les deux à la vigilance éclairée du Souverain avec le même intérêt, et cette révolution si importante dans les principes, on la doit surtout, Sire, aux profonds écrits de ce même ministre à qui Votre Majesté vient de confier de nouveau l'administration de ses finances, et qui semble avoir voulu, pour ainsi dire, préparer, par l'influence de ses vastes pensées, tout le bien qu'il a déjà fait et celui qu'il est appelé à faire encore à une Nation qui l'en a récompensé d'avance, en le présentant elle-même, par ses acclamations universelles, à votre suffrage.

« C'est donc, Sire, au milieu de cet état de splendeur où le commerce s'est élevé, surtout depuis votre règne, une sorte de nécessité, indiquée par la raison, de lui fixer aujourd'hui une place particulière dans cette mémorable Assemblée, où Votre Majesté va enfin recueillir elle-même l'hommage libre du dévouement idolâtre de tous les François.

« Cependant, nous ne craindrons pas de l'avouer avec franchise à Votre Majesté, c'est en quelque sorte une innovation que nous sollicitons ici de sa puissance. Le commerce du Royaume ne fut point, en effet, apelé à la dernière assemblée d'États généraux de 1614, comme il ne l'avoit pas été non plus aux précédentes. On ne lui donna point alors de représentans, il ne fut point consulté sur les déterminations de cette Assemblée ; mais, Sire, la raison n'en est pas difficile à décou-

vrir : c'est qu'alors il n'existoit pas encore de commerce en France, on n'en connoissoit seulement pas le nom; ce n'est guère même que longtemps après et dans les belles années de Louis XIV qu'on a commencé à en pressentir l'influence ; et c'est à Golbert, à ce Colbert si dignement loué par le ministre qui remplit aujourd'hui sa place avec tant d'éclat, qu'il faut en reporter toute la gloire. C'est Colbert qui, le premier, a deviné cette prépondérance politique que le commerce devoit obtenir un jour dans toutes les nations de l'Europe et qui, en la devinant, l'a fait naître; c'est lui aussi qui a jeté dans ce beau Royaume le fondement de tous les arts ; c'est lui qui a su faire, pour ainsi dire, de la mobilité françoise une source toujours renaissante de richesses ; en un mot, c'est lui, et lui seul, qui a créé notre industrie nationale tout entière.

« A l'époque de 16U, Sire, votre capitale n'étoit pas elle-même plus avancée que le reste des provinces; l'industrie n'y avoitpas encore découvert le secret de ses forces, les arts y étoient ignorés; le travail n'y avoit aucun prix, il n'y avoit pas même d'objet; le commerce y étoit à peine un simple négoce; mais enfin Colbert parut, et son génie, aidé encore des regards de Louis XIV, opéra en un instant des prodiges. Toutes les espèces de talens naquirent, pour ainsi dire, alors à la fois dans la capitale; des manufactures de tous les genres bientôt s'y élevèrent; l'industrie s'empara de toutes les matières et les féconda; tous les métaux, tous les tissus, toutes les productions, même étrangères, acquirent entre ses mains une valeur qui étonna l'imagination même. Le goût et l'invention se disputèrent ensemble d'efforts et de recherches. La richesse des formes devint seule un art, et un art en quelque sorte séparé des autres; cet art ingénieux fit naître, à son tour, des appréciateurs qui contribuèrent encore à l'accroître, et bientôt l'industrie françoise parvint à se créer ainsi un domaine d'opinion, dont l'opinion elle-même ne put plus alors fixer les limites.

« Depuis Colbert, Sire, cette industrie a étendu encore ses conquêtes. Elle a su s'asservir successivement toutes les nations de l'Europe. Les peuples les plus reculés même se sont vus forcés de devenir ses tributaires, et, il faut bien vous le dire, Sire, tous ces succès ont donné au commerce de votre capitale un accroissement immense; c'est à ce commerce même que vous devez une branche considérable de vos revenus. Votre capitale, vous le savez, Sire, forme aujourd'hui presque la vingtième partie de votre Royaume ; le produit de l'importation si étendue qui s'y fait des objets de première nécessité, celui de l'exportation non moins étendue de tous les objets qui tiennent aux arts; celui même qui naît de la consommation due à l'amoncellement

d'un million d'hommes, renfermés dans sa vaste enceinte, donnent ensemble, pour la perception des droits qui appartiennent à votre fisc, un résultat presque incalculable, et cette perception si importante, Sire, c'est au commerce seul que Votre Majesté en est redevable ; c'est lui qui transporte, qui prépare, qui met en valeur, qui façonne, qui embellit; en un mot, c'est lui qui, à force de sueurs et de découvertes, est parvenu à enfanter dans l'univers un nouvel ordre de richesses, qui l'emporte presque, si l'on peut s'exprimer ainsi, sur celles dont la terre elle-même a révélé le secret aux hommes.

« On ne peut donc pas, Sire, quand nous réclamons, dans ce moment, à vos pieds, l'honneur d'être admis dans cette Assemblée solennelle, où Votre Majesté veut communiquer elle-même avec son peuple, sans organe, pour ainsi dire, et sans intervalle, nous opposer que nous n'avons pas été appelés à l'Assemblée de 16U. Nous l'avons déjà observé, Sire, le commerce n'existoit pas encore à cette époque. D'ailleurs, l'agriculture elle-même ne fut pas non plus admise à cette Assemblée, elle n'y eut pas de représentans, et, cependant, Sire, Votre Majesté a daigné remarquer dans son dernier Arrêt, que ce fut là, de la part des États de 1614, une omission grave ; elle a annoncé dans cet Arrêt l'intention de la réformer; elle a déclaré d'avance son opinion en faveur des habitans des campagnes. Mais puisque Votre Majesté veut que l'agriculture soit représentée dans cette Assemblée nouvelle qu'elle accorde aux vœux de toute la France, elle permettra donc que le commerce de son Royaume, et surtout celui de sa capitale, le soit aussi. Vous ne séparerez pas, Sire, dans votre prévoyante sagesse, ces deux grands ressorts de votre vaste Empire; vous n'attribuerez pas à l'un une influence que vous refuseriez à l'autre; et si la classe précieuse qui nourrit vos sujets obtient de justes droits à votre faveur, la classe non moins utile peut-être, qui les arrache à l'indigence par le travail, en obtiendra sans doute d'aussi légitimes.

« Nous irons plus loin, Sire. Ce Grand Conseil national, dont Votre Majesté va s'environner, n'a pas seulement pour objet de remédier au désordre accidentel de vos finances; Votre Majesté ne s'y bornera pas à demander à son peuple les secours qu'elle a le droit d'attendre de son zèle et dont il est lui-même impatient de lui faire hommage ; vous voudrez, Sire, que la Nation assemblée sonde d'une main ferme toutes les plaies de votre État ; vous avez dit vous-même, dans votre dernier Arrêt, que vous attendiez avec confiance des États généraux de votre Royaume la régénération du bonheur public et l'affermissement de la puissance de F Empire françois; vous permettrez donc à la nation de porter à la fois

ses regards sur les vices qui corrompent la perception des tributs, sur les erreurs qui sont échappées à la législation depuis plusieurs siècles et dont on sollicite si vivement la réforme, sur la langueur qui afflige l'agriculture et en retarde les progrès clans plusieurs provinces ; enfin, sur les différons encouragemens que le commerce du Royaume, ou celui de la capitale, peut lui-même recevoir et qui ajouteroient encore à son étendue. Mais, Sire, qui pourra vous offrir, au milieu de votre Nation réunie, les lumières que les besoins ou les améliorations du commerce peuvent exiger, si ce ne sont pas des commerçans ? Il existe dans le commerce différentes branches toutes importantes et qui sont susceptibles de vues nouvelles ou de modifications salutaires ; il en existe d'autres, au contraire, qui présentent de grands dangers à prévenir, ou des abus même à réprimer ; ici, c'est une liberté absolue qui peut quelquefois lui être nécessaire; là, c'est une gêne momentanée qui peut lui être utile ; toutes ces nuances, si essentielles à la prospérité et souvent même à la tranquillité publique, demandent à être saisies avec sagacité et maniées en quelque sorte avec prudence ; car le commerce, Sire, n'est pas seulement aujourd'hui une source de richesses pour un Empire, il est encore devenu une science et une science même infiniment vaste ; une science qui a ses principes, ses règles, ses résultats. Mais cette science, pour être utile, doit être absolument dépouillée de tout système. Les théories les plus ingénieuses pourroient en rendre l'usage souvent funeste ; c'est dans les sages et pénibles leçons de l'expérience qu'on est obligé de la concentrer. Aussi n'est-ce pas parmi des hommes étrangers au commerce, Sire, que nous vous supplierons de nous permettre de choisir ceux qui seront destinés à nous représenter devant la Nation. Nous vous présenterons, Sire, des hommes qui auront vécu au milieu des travaux de tout genre que le commerce exige, qui auront connu par eux-mêmes toutes les ressources de l'industrie et tous ses besoins, qui auront même ajouté aux efforts de leur activité personnelle le résultat non moins précieux des observations qu'elle aura pu les mettre à portée de recueillir ou de comparer ; en un mot, de vrais commerçans.

« Nous osons, Sire, supplier Votre xMajesté de remarquer que c'est au milieu du commerce de votre capitale que s'est élevé le ministre qui a l'honneur de posséder aujourd'hui toute sa confiance et celle du peuple françois. Sans doute, cet homme prodigieux avoit reçu de la nature des dons bien supérieurs à ceux qu'elle accorde en général au commun des hommes. Sans doute qu'il est impossible de ne pas sentir ou de mesurer l'immense intervalle qui l'a toujours séparé de la foule de ceux qui se sont livrés aux mêmes travaux ou aux

mêmes recherches que lui; mais enfin, Sire, c'est du sein du commerce que ce puissant génie est sorti, pour ainsi dire tout armé pour l'administration de vos finances, et cet éclatant exemple, qui honorera à jamais votre capitale, suffit peut-être pour prouver que c'est aussi dans le commerce que Votre Majesté doit chercher les lumières qui peuvent contribuer à l'améliorer et dont le secours sera, nous ne craignons pas de le dire, nécessaire à la Nation même.

« D'ailleurs, Sire, peut-être Votre Majesté croira-t-elle devoir soumettre à l'examen des représentans de votre Royaume cette importante et mémorable négociation qu'elle a contractée récemment avec une nation voisine et rivale. L'influence politique de cette négociation si inattendue, les révolutions qu'elle a occasionnées dans le commerce, les réclamations même qu'elle a excitées dans la plupart de vos provinces en ont fait, pour ainsi dire, une espèce de problème que Votre Majesté désirera peut-être elle-même devoir enfin résoudre, et si, en effet, Sire, tel étoit votre vœu, de qui pourriez-vous espérer des conseils plus sages ou des discussions plus approfondies que de ces mêmes commerçans dont les travaux ont précisément été l'objet de cette négociation qui force aujourd'hui de douter entre ses inconvéniens ou ses avantages ?

« Nous sera-t-il permis aussi, Sire, d'observer à Votre Majesté que, plus heureux que la plus grande partie de ses prédécesseurs, elle va jouir dans cette Assemblée solennelle, dont la Nation conservera à jamais la mémoire, d'une satisfaction bien rare, et dont presque tous les autres monarques de la France qui ont provoqué de semblables assemblées ont été privés.

« Jusqu'ici, en effet, Sire, les Rois vos prédécesseurs n'ont guère réuni la Nation que dans les orages des minorités ou dans les troubles séditieux des guerres civiles, et il étoit sans doute alors difficile qu'une telle communication, effectuée dans des temps aussi désastreux, pût amener avec elle des résultats proportionnés aux espérances qu'on pouvoit en avoir conçues.

« Mais vous, Sire, c'est au milieu du calme profond dont votre Royaume vous est redevable; c'est au moment où vous êtes en paix avec toutes les puissances de l'Europe ; c'est à une époque où l'impulsion de tous les esprits semble se précipiter, pour ainsi dire, vers ces grands principes sur lesquels repose, comme sur des fondemens immuables, la prospérité des empires, que Votre Majesté s'entoure delà plus sensible, de la plus reconnoissante des nations et s'abandonne en quelque sorte tout entière à son zèle. C'est donc aussi le moment, Sire, de réunir autour de vous toutes les espèces de lumières, d'appeler toutes les opi-

nions, de rassembler tous les secours, pour mettre la Nation à portée d'éclairer à la fois toutes les parties de l'administration intérieure de votre État et consommer avec vous cette grande régénération du bonheur public que vous attendez de ses efforts et qui ne sera pas, nous osons, Sire, vous le promettre, au-dessous de vos espérances.

« Et si, dans ces Grands Jours de l'amour des François, comme Votre Majesté l'a dit si noblement Elle-même, nous aussi, nous étions assez heureuxpour mériter d'être admis à déposera vos pieds le foible tribut de connoissances que nous devons à nos travaux, ou que l'expérience nous a procurées, nous n'aurions plus alors, Sire, qu'à mêler nos actions de grâces particulières à toutes celles dont la France retentit déjà pour tout le bien qu'elle doit à Votre Majesté et pour celui que Votre Majesté lui prépare encore. »

Signé :

De la frenaye (garde de la draperie-mercerie) ;

Moinery (garde de la draperie- mercerie) ;

Debourge (garde de l'épicerie) ;

Boulanger (garde de l'épicerie);

Rigonot (garde de la pelleterie, bonneterie et chapellerie);

Richard l'aîné (garde de la pelleterie, bonneterie et chapellerie);

Cheret (garde des orfèvres, batteurs d'or, tireurs d'or) ;

Francotay (garde des orfèvres, batteurs d'or, tireurs d'or) ;

Testard (garde desfabricans d'étoffes et de gazes, rubaniers, passementiers, boutonniers, brodeurs);

Hardy (garde des fabricans d'étoffes et de gazes, rubaniers, passementiers, boutonniers, brodeurs) ;

Fossart (garde des marchands de vin);

Marchais (garde des marchands de vin).

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