‹ Les élections et les cahiers de Paris en 1789Chapitre 226 sur 282 · LES BROCHURES ET LES JOURNAUX · texte numérisé non relu

LES BROCHURES ET LES JOURNAUX

mésintelligence et le désordre, suite nécessaire de la jalousie des maris qui trouvoient leurs noms inscrits à côté de gens reconnus publiquement pour avoir des femmes infidèles. »

En vain chercherait-on dans les feuilles périodiques privilégiées, dans la déjà vieille Gazette de France et dans le jeune Journal de Paris, qui datait de 1777, des détails, des impressions sur les élections parisiennes. Leurs petites colonnes sont, comme d'habitude, remplies des menues nouvelles de la Cour et de la Ville, et c'est à peine si, après la liste successivement donnée des élus des provinces, on rencontre quelque protestation individuelle contre tel ou tel incident des Assemblées de la capitale. Toujours, et par les procédés les plus rigoureux, était interdite la création de véritables journaux : le plan du Moniteur ne pouvait paraître qu'en une brochure de Gondorcet ; on saisissait le prospectus et les listes de souscription du Patriote françois de Brissot ; ce n'est qu'après l'ouverture des États généraux, au mois de mai, que Mirabeau, de haute lutte, révolutionnairement, fit enfin paraître le premier journal non autorisé, sous le modeste titre de Lettres à mes commettons *.

Au mois d'avril, même pour répandre de simples nouvelles, il fallait publier une brochure. Nous en citons une de ce genre, contenant, du reste, quelques faits curieux % :

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