‹ Les élections et les cahiers de Paris en 1789Chapitre 235 sur 282 · LES MEMBRES DU BUREAU DE LA VILLE · texte numérisé non relu

LES MEMBRES DU BUREAU DE LA VILLE

A M. LE DIRECTEUR GENERAL DES FINANCES

a Monsieur,

« Diverses Assemblées du Tiers ont fait part au Bureau de la Ville des arrêtés par lesquels plusieurs des Assemblées de la Noblesse ont député au Tiers pour lui exprimer le vœu intéressant dont le Bureau sent tout le prix.

« L'assurance, répétée par les membres de la Noblesse habitans de la Capitale, qu'ils ne se considèrent que sous le titre de Bourgeois de Paris, qu'ils désirent et désireront constamment le rétablissement du droit de Commune, sa conservation et la réunion des Ordres, adoucit le sentiment pénible qu'a causé la suspension de ce droit.

« Nous vous prions instamment, monsieur, d'agréer l'hommage de la reconnoissance qu'ont excitée les assurances de cette précieuse et honorable confraternité et d'être, près de MM. les membres de la Noblesse, l'organe des fidèles sentimens de la Magistrature municipale.

« Nous sommes avec respect, monsieur, vos très humbles et très obéissants serviteurs,

« Buffault, Sageret, Vergne, Rouen, Èchevins ; « De Corny, avocat et Procureur du Roi de la Ville; « Veytard, greffier en chef. »

L'Ordonnance des Prévôt des Marchands et Èchevins, sur l'ouverture du coffre de l'Hôtel de Ville aux mémoires et observations des habitants * contenait une phrase, qui ne fut pas remarquée d'abord, mais qui ensuite suscita, de la part du Gouvernement, une vive réclamation :

Le Cahier particulier de la Ville « sera porté directement aux Étals « généraux par une députation du Conseil municipal, qui se réunira à « cet effet aux représentans de la Nation pour la Ville de Paris. »

Cette phrase avait été glissée avec une préméditation évidente par le Procureur du Roi et de la Ville, qui, quelques jours auparavant, le 12 avril, avait adressé cette lettre à Necker :

i. Voir ci-dessus, p. 450.

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