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LES PREVOT DES MARCHANDS ET ECHEVINS

AU GARDE DES SCEAUX DU 8 MAI 1789

« Monseigneur,

« Cette réponse nous laisse sans espoir d'aucun dédommagement, et il ne nous reste que la consolation de donner à Sa Majesté par notre obéissance une preuve nouvelle de notre zèle, et du respect que nous ne cesserons d'avoir pour ses volontés.

« Nous sommes avec un profond respect, Monseigneur, vos très humbles et très obéissans serviteurs,

« De Flesselles, « Buffault, Sageret, Vergne, Rouen 2 » .

1. Cette «soumission » du Corps de Ville est comprise parmi les actes officiels relatifs à la convocation de Paris, Bill, 101 2, f° 980. Elle y est donnée sans signature; nous l'avons retrouvée en minute, signée BA, 63, avec cette mention, paraphée De Lessart: « Rien à répondre. »

Nous eussions voulu avoir la délibération du Bureau et nous l'avons recherchée dans diverses séries des Archives nationales sans parvenir à la découvrir. Les archivistes, répondant avec une bienveillance infatigable à nos demandés réitérées, ont constaté qu'en dehors des dossiers électoraux, que nous avons tous vus, il n'y a point de pièces concernant le Corps de Ville du 23 avril au 12 mai 1789.

2. Ce môme Bureau de la Ville fit un autre acte de soumission, — au Peuple, — dans la journée du 13 juillet. Le procès-verbal en a été aussitôt publié avec les quatre signatures ici données, plus celles du Procureur du Roi et de la Ville, Éthis de Corny, 4 pages in-i°, Biblioth. nat. Lb40, 1184.

Le Bureau de la Ville, chargé de l'organisation des Assemblées de district, avait essayé de s'en réserver la police et la garde tant extérieure qu'intérieure. Les deux lettres suivantes prouvent l'inutilité de sa tentative de requérir la force publique et de présider au maintien de l'ordre l.

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