COS
C'est rinscription commémora tive du don en faveur du culte d'Auguste par les trois tninistri Augusti (1), don placé en vertu d'un décret des décurions {ex d, d.) et sur l'ordre des deux duoviri jure dicundo et des deux duoviri v. a. s. p. p., en l'an 1 après J. C. Or, sauf le n"* 803, toutes les inscriptions où la même désignation se rencontre, se rapportent aux mêmes tninistri. *
(1) Les tninistri AugusU s*éuiient appelés jusque peu auparavant tninistri Mercurii Maiae (G. I., X, n~ 884-S87).
Mommsen (C. I., X, n'' 109) en conclut que ces deruiers duumvirs présidaient à ce même culte et sont à distinguer des édiles proprement dits. Nous ne saurions admettre cette distinction. Nous pensons qu'elle n'est pas prouvée par les inscriptions sur pierre, et qu'elle est contredite par les programmes électoraux.
D'abord, pour les inscriptions sur pierre, en dehors de celles qui sont relatives aux ministri Augustin il n'y en a que cinq, toutes officielles, qui réunissent les noms des deux collèges de magistrats.
Deux (n""' 826-827) ont trait à des dons des ministri Farlun(œ) Aug(u8tœ), c'est-à-dire des ministres du temple consacré à la Fortuna Augusta. Ils sont placés ex d. d. jussu de deux d. v, i. d. et de deux aedil(es). Si les édiles étaient distincts des // v. v. a. s. p. p., ce n'étaient pas eux , ce semble, qui auraient dû intervenir, mais ceux-ci, les duumvirs préposés au culte d'Auguste.
L'inscription n"" 803, trouvée dans le temple dit de Venus, porte :