C. NuMiTORius AuDius Bassus
N. Sandelius Messius Balbus (p. 109).
M. Stlaborius Veius Fronto (6).
A. Vettius Caprasius Félix (p. 100, n*ll).
(1) Un M. Staias Rufus a été II v, ilerum. C. I., X, n» 817, (3) Celle formalion de noms a une cause toute différente de celle de Herennius Januarius (p. 138) ou de Julius Polybius (p. 104, n«68).
(3) Qtiing. Cl., IV, no 1886.
(4) ai.,X, n«851.
(5) Tab.cer.,nMU.
Il y a enfin un exemple d'un prénom avec trois noms gentilices :
Cn. Alleius Nigidius Maius (p. 106, n« 82).
Dans tous ces exemples le prénom appartient essentiellement au premier nom gentilice. En effet, comme nous l'avons démontré à plusieurs reprises, bien des fois ce prénom n'est porté par aucun membre qui porte en premier lieu le nom de la seconde gens. Ainsi, les Sittii ne portent pas le prénom C, ni les Yibii le prénom N., ni les Caprasii le prénom A. D'autre part, le cognomen appartient essentiellement au second nom gentilice : il y a des Sittii Magni, des Vei'Frontones, des Gaprasii Felices.
Il est encore à remarquer que presque tous les personnages qui portent quatre noms ont géré des magistratures et qu'ils appartiennent tous à de grandes familles. Il semble que la dénomination par quatre noms était la dénomination officielle, d'où par suppression du second nom gentilice (1) est dérivée la dénomination plus ordinaire par trois noms. En effet, D. Lucretius Satrius Yalens est appelé également D. Lucretius Yalens, de même que l'on trouve M. Stiaborius Fronto (C. I., X, n"" 896) pour M. Stiaborius Veius Fronto, L. Helvius Proculus (tab. cer., n* 79) pour L. Helvius Blaesius Proculus, C. Numilorius Bassus (tab. cer., n"" 15) pour C. Numitorius Audius Bassus. De même, sur les programmes électoraux A. Yettius Caprasius Félix est souvent abrégé en A. Yettius Félix.
II y avait donc une grande liberté dans le choix du
(1) Il y a des exemples plus rares dans lesquels le premier nom gentilice est supprimé. Ainsi M. Decidius Pilonius Rufus se nomme aussi M. Pilonius Rufus (G. I., X, no* 788-789), et M. Lucretius Epidius Flaccus M. Epidius Flaccus (C. 1., X, w» 904).
( H2) cognomen. Et il n'était pas impossible à quelqu'un qui portait un nom gentilice historique, d'y ajouter un cognomen historique de cette gens et de se donner toutes les apparences d'une haute descendance. En 2 après J.-C. nous rencontrons parmi les duumvirs de Pompéi un L Valerius Flaccus (C. I., X, n^" 884), en 23 un L. Aelius Tubero (C. I., X, n"* 895). Les tab. cer. mentionnent un témoin du nom de M. Lucretius Carus (n"* 8). Il se peut que d'obscurs descendants de l'illustre famille patricienne des Yalerii Flacci, ou de l'illustre famille noble des Aelii Tuberones, ou enfin quelque parent du philosophe Lucrèce aient vécu à Pompéi dans le premier siècle de notre ère. Mais la chose ne présente aucune probabilité. Notre défiance à cet égard est d'autant plus justifiée que nous avons pris une famille de Pompéi en flagrant délit de faux anoblissement.
Les fils du banquier L. Caecilius Jucundus s'appelaient, comme nous avons dit, Q. et Sex. Leur famille n'était pas précisément d'une illustre origine. Sur les programmes affichés en public, on les appelle Q. S. Caecili Jucundi (p. 54). Mais dans la boutique à droite de l'entrée de la maison des Jucundi on a trouvé une petite amphore avec l'inscription (1) :
Caecilio Jucundo AB Sexsto Metello.
Voilà donc Sex. Caecilius Jucundus occupé à se transformer en secret en un Sex. Caecilius Metellus!
(i) Bull. delV InsL, i876, p. 24.
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