‹ Les élections municipales a PompéiiChapitre 7 sur 54 · C. JULIUM POLYBIUM AED. 0. V. F. PaNEM BONUM FERT · texte numérisé non relu

C. JULIUM POLYBIUM AED. 0. V. F. PaNEM BONUM FERT

€ Nommez C. Julius Polybius édile. Il apporte du bon pain, p

La bourgeoisie de Pompéi, les ruines l'attestent, était opulente et aux mœurs raffinées. L'art de la boulangerie

(J) Voyez p. 14.

(2) C. L, IV, no 886, coll Addend., p. 198. Dans la même rue de Stabie, un boulanger a encore affiché une recommandation spéciale : C. I., IV, n»875:

G. JULIUH POLYBIUM il VIR. STUDIOSUS ET PISTER

(3) C. I., IV, n» 429. — Polybius avait été, ce semble, candidat au duumvirat en 76, à l'édilité vers 73 (Éclaire, §. 6).

y avait atteint une grande perfection et créé des spécialistes, comme les libari ou les pâtissiers (i ) et les clibanari, qui cuisaient dans des fours dits clibanes des pains renommés pour leur beauté (2). Ces boulangers spécialistes étaient assez nombreux; car il arrivait même que les clibanaires présentassent des candidatures, bien qu'ils n'en eussent point en Tan 79 (3).

Amateurs de bonne chère, les bourgeois de Pompéi préféraient les volailles et le poisson à la viande ordinaire de boucherie. Tandis que les bouchers ne sont mentionnés sur aucune inscription, les marchands de volaille, les gallinari, de même qu'ils avaient une année précédente présenté des candidatures au duumvirat (4), patronnent cette année une candidature à Tédilité : leur choix s'est porté sur Helvius Sabinus (5), un des deux candidats des fruitiers. Mais on ne parait pas en celte année s'être adressé, comme on Pavait fait une année précédente, aux

(1 ) C. I.,IV,n» 1768. Marquardt, Das Phvatleben der Rômer,4ai,n* i&

(2) Marquardi, 1. 1, n« 7.

(3) C. l.,IV,n«677.

Trebium AED. 0. V. F.

Clibanari rog.

A. Trebius fut candidal à Fédilité, ce semble, en 75, en même lemps que Gatius Rufus, candidal au duumviral en 79 (Éclaire, § 6).

(4) C. I., ÏV, no 375, coll. Add. :

ËPIDIUM ET SUETTIUM

II YIR. D. R. P. 0. V. F. GALLINARI ROGANT

Cette candidature date, ce semble, de l'an 77 (Éclaire, § 6).

(5) C. I., IV, n- 241 :

CN. HeLVIUM AED.

Hermès golo....

guh gallinariis rog.

pêcheurs, sai)s doule assez nombreux dans une ville des côles, el que Ton appelait à Pompéi les piscicapi (1).

On s*étonne de ne voir aucune candidature réclamée par une corporation qui comptait, dans les villes de l'Empire, parmi les plus puissantes, je veux parler des foulons. Certes, il y avait des foulons qui demandaient en nom propre telle ou telle candidature. Nous avons déjà parlé du foulon Denys, qui réclamait la candidature de Popidius Secnndus (2). Mais il y avait des foulons plus importants que lui.

En 1875, on a déblayé la partie septentrionale de la rue de Stabir, au nord de la première rue qui va de Touest à Test. Le déblaiement a mis à découvert une foulerie, qui sans être aussi vaste que celle de la rue de Mercure, n*est pas sans importance (5). Peut-être appartenait-elle à la commune, el est-ce celle-là même que le banquier Caecîlius Jucundus, qui demeurait vis-à-vis, avait eue autrefois en location (4). Quoi qu'il en soit, en Tannée 79 elle était occupée par Vesonius Primus (5). Le foulon ne présente pas moins de trois candidatures : celle de Heivius à rédilité, et celles de Ceius et de Gavius Rufus au duum-

(t) CL, IV, n» 826:

AED.

popidium rufum

Piscicapi fac(ite)

Cette candidature semble remonter à Pannée 75 (Éclaire., § 6). (i) Voyez p. 20.

(3) Buil. delV Instil., 1876, p. 24.

(4) Tab.cer.,n»» 117-120.

(5) Un T. Vesonius Primus figure comme témoin en avril 57 dans les tab. cer., n^ 25. — Une branche de la gens Vesonia est connue par la gestion de magistratures et par des candidatures. (Éclaire, $ 3, n^ 113).

virât. Gavius, le plus jeuoe» comme nous avoos dit, des candidats-duumvirs, est recommandé plus spécialement. Il servira, dit Vesonius, les intérêts publics.

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