L. Geiuh (Secund)uh
II V. I. D. Primus fullo ro(gat),
et à droite de la porte n** 24 :
Helvium Sabinuh
AED. Prihus gum suis fac.
II ne nous semble pas douteux que ces quatre programmes n*émanent de la même personne.
(2) Marquardt, Privatlehen der Mmer, 489, n« 10.
(3) C.I.,IV,n<»864:
POSTUMIUM PrOCULUM
AED.
OFFECTORES ROG.
La candidature date, ce semble, de 78 (Éclaire, § 6). LUascription est peinte dans la rue de Stabie, vis-à-vis d'une importante teinturerie (Fiorelli, Oescm.,p. 184).
(33 ) les fabricants ou commerçants du vêtement, il n'y a qu'une seule. catégorie qui se mette en mouvement pour les élections. Ce sont les fabricants de blouses d'artisans et de paysans, les sagari (1). Ils recommandent un des candidats du foulon Vesonius, Gavius Rufus (2).
Les marchands de parfums ou les unguenlari (3) et les barbiers ou tonsores ne manquaient pas non plus de favoriser, quand il y avait lieu, des candidatures. Ainsi, peu d'années auparavant, barbiers et clibanaires avaient recommandé le même candidat, A. Trebius (4); mais, en cette année, ils n'avaient point trouvé de candidat à leur convenance. Il n'en était pas de même des muletiers. Les muliones étaient nombreux à Pompéi. Les magnifiques rivages de la Campanie étaient un rendez-vous fort fréquenté pendant la bonne saison, et dans ces temps-là aucun ministère des chemins de fer, postes et télégraphes n'organisait les moyens de transport. Les services des muletiers étaient d'autant plus estimés qu'on ne pouvait s'en passer. Eh bien, les muletiers réclament tous.
(1) Sur les saga, voyez Marquardt, Pnvatlehen^ 548-349.
(2) C. ï., IV, no 753 :
Gavium Rufum sagârirogant
(3) C. I., IV, n« 609, coll. Addend. :
VeRUM AED. g. V. F.
Unguentari facite rog.
Il s'agit probablement de Suetlius Verus, candidat à l'édilité en 77 (Éclaire, § 6).
(4) C. I., IV, no 743 :
[A.] Trebium
AED. tonsores.
Voyez plus haut, p. 30, n« 3.
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muliones universiy la candidature de Cuspius Pansa (i). Il n'y a pas jusqu'aux portefaix, saccari, qui ne se mêlent de la lutte pour les présentations de candidatures. Ceux-ci demandent Cerrinius Vatia (2).
Pompéi n'était pas précisément une ville d'études. Quel bonheur si les fouilles produisaient au jour une bibliothèque de ce temps, si elles nous permettaient de lire dans une histoire complète de Tite-Live l'époque si troublée et si peu connue des Gracques, de la lutte entre la démocratie naissante et l'aristocratie à son déclin , si un mémoire du temps déchirait le voile épais qui cache la période la plus brillante de l'histoire romaine, le siècle d'Auguste! Mais jusqu'ici, cet espoir a été déçu. Tout ce qu'on a trouvé en fait d*écritures, ce sont des quittances d'un banquier, et la trouvaille est récente. Cependant il y avait à Pompéi des libraires, et dans les derniers temps on a déblayé près de la porte de Slabie un bâtiment qui comprenait un atelier de copistes, comme une inscription murale l'atteste (3). Les libraires, tout comme les autres corporations, présentent des candidatures. Dans la rue
(1) G. L, IV, n» 97. Il reste deux recommandations des muliones pour le duumvirat de JuUus Polybius (G. I., IV, n*" 113, 134), dont la candidature datait, ce semble, de 76 (Éclaire , § 6). Les trois afiQches se trouvent dans la rue consulaire. C'est donc là, près de la porte de Herculaneum, que les muletiers avaient leur station principale.
(2) C.1.,IV, n»274:
M. Cerrinium (V)a(tia)m
AED. SACCARI R06.
Il reste une autre recommandation des saccari en faveur de rédilité d'A. Vetlius, candidat d'une année antérieure (G. I , IV, n« 497). Les deux inscriptions se trouvaient non loin des Thermes, situés dans la strada délie Tberme.
(3) FïoreWi^ Descriz., p. 47.
sur laquelle Tâtelier donne sortie, on lit les Iragmenls d'une inscription par laquelle les libraires réclament la candidature d'un Sabinus, qui était peut-être Helvius Sabinus, candidat à l'édilité en Tan 79 (1).
Les corporations des artisans et comnaerçants n'étaient pas les seules associations dans les villes de l'Empire romain (2). Bien que toutes ces corporations eussent un caractère religieux, en ce sens qu'elles honoraient par des
(1 ) On n'a lu jusqu'ici qu'une partie de rinscriptiou. BulL delP Inst, 187-4, p. 268:
Sabinum
ARl ROG.
Nous ne doutons pas qu'il ne faille compléter {libr)ari, fè) Des programmes qui semblent se rapporter encore à des corporations d'artisans sont :