C.l.,IV,n
AED. PDTUNI
Le nom du candidat n'a pas été lu. c Putiani, dit Zangemeister, fortasse a puteo dicti, ... diversi a puteariis et puteorum fossoribus. » Le programme se trouvait à la maison d'un boulanger.
Cf., IV, n« 99:
G. JULIUM POLTBIUM II VIR.
CHTPARI ROG.
On ne sait ce que sont les Ghypari. « Cœpari conjecit Guarinius, dit Zangemeister, nescio an vere. > Fortasse thurari, ajoute Mommsen. C. I., IV, n» 915 :
POPIDIUM SEC.
FOLLUM
IV, n» 491 :
Caseluum et Albucium aed. t. b.
Seganis. . . . . .
ET UNI(YEfiSI. . . .
11 est difficile de compléter les deux derniers programmes. — Sur les Campanienses, voyez plus haut, p. 15, sur les Foreuses et les Salinienses (Eclaire, S 2).
sacrificfs et par des festins la divinité sons le patronage de laquelle elles s'étaient placées, il y avait en outre des associations dont le but principal, sinon unique, était de célébrer et de favoriser le culte d'une divinité spéciale. A cette époque, l'ancienne religion romaine, italique, froide et formaliste, avait subi depuis des siècles l'influence réchauflante en même temps que démoralisatrice de rOlympe grec. Mais même ce mélange de croyances et de pratiques ne suffisait plus aux aspirations religieuses des populations. De longue date déjà, les pratiques religieuses de l'Egypte avaient envahi l'Italie, et, triomphant de tous les obstacles que lui avait opposés l'esprit national du gouvernement romain, le culte de la déesse Isis florissait au premier siècle de notre ère dans toutes les provinces de l'Empire. Â Pompéi aussi Isis avait son temple, situé près des théâtres (1), et ses adorateurs formaient l'association des Isiaci (2). Une doctrine qui promettait la paix de
(1) Fiorelli, p. 359.
(3) Zangemeister ad G. I., IV, 1 146 dit : Venerii sunt servi s. minibtri ab aede Veneris, ut Isiaci ab Isidis.
Nous ne sommes pas de son avis :
\° Ces ministres étaienl du moins en parlie des esclaves. Or il n'esl pas à supposer que les esclaves se soient mêlés de faire des recommandations électorales. Dans le programme, C. I. IV, 604 :
Verna cum
CAPELLAM D. V. I. D. 0. V. F.
DISCENT. R06.
Verna est un cognomen, (Les lab. cer. u°' 58, 73, citent, par exemple, un L. Avianius Verna.) Au n» 1171,
AED. MiNCA III
Albucium
spruoius rog.
les noms de ceux qui recommandent sont certainement mal lus; mais
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1 ame el la félicité éternelle en retour de pratiques noystiques et de pnriGcations corporelles, sans contrarier aucune passion humain(\ devait naturellement rencontrer de nombreux adhérents dans la ville de Pompéi, où Tintérieur des maisons, les peintures (1) et les inscriptions nous donnent, après dix-huit siècles, le reflet d'une civilisation raffinée et de la plus révoltante immoralité. Cependant le culte national n'était pas absolument délaissé. La patronne de Pompéi (2), digne d'elle, était Vénus, Venus fiska Pompeiana (5). Elle aussi avait ses temples et ses fervents adeptes, les Veneri. Les adorateurs de Vénus et les sectateurs d'Isis se lancent dans l'arène électorale pour recommander des candidatures diverses. Tandis que les adeptes du culte étranger réclament, sur des affiches peintes à proximité de leur temple, les candidatures à rédilité de Cuspius Pansa (4) et de Helvius Sabi-
nous ne saurions approuver la conjecture de Zangemeister, qui veut faire du dernier nom un Seroolus ;
2« Au n* 787, la candidature est recommandée par les Isiaci universi. Les ministres du temple n'étaient certainement pas assez nombreux pour que cette épitbète leur fût applicable.
Les Isiaci, de même que les Venerii, formaient une association d'hommes libres, adonnés au culte d'Isis ou de Vénus. (Cf. Orelli, n» 1878.)
(1) W. Helbig, Wandgemàlde der vont Vesuv verschutteten Slàdte CampanietiSy Leipzig, 1868. Mau, Geschichte der décor ativen Wandma' lerei in Pompe ji. Berlin 1882.
(2) La colonie s'appelait Golonia Veneria Cornelia Pompeianorum.
(3) C. L, IV, n» 1520. C I , X, n« 928 : Imperio Venert's fisicae. Voyez aussi un graffito, publié dans les Atti, 111, 2, p. 60 : Rogo per Venerem fisicam : haheto mei memoriam. Voyez au sujet de celte déesse G. Wissowa, De Veneris simulacris Romanis^ p. 15.
(4) C.l.,lV,n<'10H ;
CUSPIUM Pansam aed.
PopiDius Natalis cliens cum Isiacis rog.
( 38) nusl (1), les adorateurs de la patronne de la ville semblent s'être déclarés pour Popidius Seeundus à Tédilité et pour Ceius Seeundus au duurovirat (2).
Mais il y a plus fort que cela. Non loin du forum, quand on entre dans le vico dei Sopraslanti, à droite, se trouvent deux boutiques. Le mur extérieur est orné des portraits de Bacchus, de Mercure et de la Victoire (3). Sous le portrait de Bacchus la candidature de Casellius à Tédilité est demandée (C. I., IV, n*» 546), et par qui? Par Vénus, la patronne de Pompéi, en personne :
Venus Casellium aed.
On peut comparer à ce programme un autre, beaucoup
(1) c. I.,IV,n<»787:
Cn. Helvium Sabinum aed. ISIACl Universi rog.
(2) Nous croyons que la recommandation des Venerii se Irouvait sur les deux programmes, C. I , IV, n»» 1143 et 1162, incorrectement lus jusqu'ici. Ces inscriptions se trouvaient sur les murs de la casa dite de Giulia Felice. Sur les mêmes murs se trouvait une recommandation des Venerii en faveur du duumviratde Paquius Proculus (IV, n<> 1146) :
Paûuium d. V. I. D.
Veneri rogant
Zangemeister conjecture qu*on trouvera en ces parages le temple de Venus Pompeiana. Une affiche de location au même endroit offre à louer le balneum Venerium (IV, n» 1 136). — Au Forum aussi il y a un temple que Ton a longtemps cru dédié ii Vénus, mais qui seipble avoir été affecté au culte d'Apollon. Ovcrbeck, p. 96.
(3) Florelli, Descriz.^ p. 437.
plus ancien, dans lequel on prie Vénus d'être favorable à ceux qui voteront pour le candidat recommandé :
N. Barcha IIv. V. B. 0. V. f. Ita v(o)beis Venus Pomp.