‹ Les élégances du Second EmpireChapitre 1 sur 35 · II PREFACE · texte numérisé non relu

II PREFACE

qu'un étonnement presque charitable. Ils s'aperçoivent et conviennent que, refusàt-on au monde impérial tout élan de tendresse, il faut tenir compte de son passage en histoire. Il avait hérité d'un genre d'esprit issu des bousculades précédentes; on l'avait vu en abuser un peu, mais sans outrepasser de beaucoup les ordinaires façons des régimes anciens. En manière d'ironie et de blâme, on assimile l'Empire à la Régence, c'est donc qu'autrefois la Régence n'avait point été l'idéal dans les manifestations sociales; même on lui applique volontiers aussi le méchant renom du Directoire, d'où l'on pourrait tirer une critique contre les essais de démocratie. Strictement, le second Empire ne rappelle que de très loin l'une ou l'autre de ces époques. Ce fut un beau jour, subitement, la résurrection d'une idée glorieuse, vilipendée à Waterloo, relevée depuis par le travail très lent dans les arts, les lettres et la politique. Il en fut du nou-

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