PREFACE XI
considérablement sur la question. L'Impératrice^ jolie femme, agréable, n'a point eu loisir, autrefois, de se choisir un rit à elle; la voici haussée d'une situation quasi bourgeoise au premier rang, sans transition. Tous deux prennent de confiance ce que l'art gradué et embrigadé leur ofï're de confectionné et de tout prêt. Ils en seront à se mourir de plaisir, un beau matin de leur lune de miel, que M. de Nieuwerkerque oiïre à l'Empereur un buste de l'Impératrice. Ce buste est rond^ mignard, adorablement peigné, et, par l'état qu'ils en font, on note l'étiage de leur esthétique simplette. Peut-être n'en est-on plus au Louis-Philippe pur, celui des galeries de Versailles, mais l'écart n'est point si considérable. On s'imagine en être à cent lieues, on le croit d'autant mieux qu'on a changé la coupe de ses robes, qu'on a repris les paniers de Marie-Antoinette, sous le nom de crinolines, et qu'on a demandé à un peintre