CHAPITRE vL
DE LA à maxime DE REOURILEIR ET DE TRAITER LES | “ENGRAS > #0
| C'est dans le: fainier que “Pindnstrie a fioobé puise sa force, et on peut juger à première vue de l'industrie et de l'intelligence’ du cultivateur par lès soins qu'il donne à son tas de fumier, ear il: éprouve: chaque année:des pertes considérables si ces saigs ne sont pas diriges avec intelligence. .
Quel que soit la forme de Densplaienent: dune kquel so disposé le ne il doit réunir les” conditions suivantes
‘1: Tous les jus du famier et des étables Fr se déverser dans un réservoir près du tas et aucune ve à a ne: ob areÀ parvenir. 1:
| umier ne doit pas avoir: | trop. de ar 4 ni nds exposé au lavage des eaux de : pluie où de neige: qui-dissolvent et entrainent les substanves les plus fertilisautes: ni à l’érdeur du:solail, qui ferait ‘fermenter outre:mesure les éléments: qui: le composent, ui à: la neige qui se mêlant avec le fumier, le’refroidit: et empêche une fermentation régulière,
niavoir une trop grande surface exposée À l’action de l'air, qui ferait également perdre: par l’evaporation beaucoup de principes fortilisants, : : : : :. 8, Le tas de fümier doit 6tre tassé et arrosé souvent, surtout dans la saison des chaleurs, avec le jus ou les urines, pour éviter la trop pns dessiccâtion et rendre la férmentation plus lente et plus Tégaiète. V2 ps Fe MA On peut obtenir ces éonditions de diverses manières, -soit en .creusant le sol à l'endroit où le fumier doit être pla.é, à environ 18 pouces de profondeur sur une superficie propértionnéé:à In quantité de fumier qu'on veut y déposer, et en rendant cette cavité imperméable an moyen: d'un pavage. et; d’un entourage étanches, ou d'une me eà d'argile bien battue afin de e’opposer à la pénétration des eaux de fumier dans le sol, eten-:Se $ervant de la terre tirée. de la fosse pour la. protéger contre. les: eaux d'alentour, Cette: cavité doit être construite de manière qu'une de:ses extrémités, pins basse :que le reste d’au:moins deux pieds puisse en être divisée par une séparation en bois, uon étanche, pour .servir de reservoir aux jus surabondants qui ne seraient pas :absorbés. pur le fumier, afin de ponvoir:les enlever à volonté soi pour arroser le tas, ou les terres. Le tout doit: être
recouvert d’un:toit en planchè pour en détourner les
‘aux de pluie, et abrité contre la neige en hiver, On
étend de temps à autre le fumier. sur une couche |
d’égale: épaisseur en:y ajoutant: d’autres substances «commeiil'sera dit plus tard,:et quand, lé, tas n'est: pas trop haut, on:le fait, si. cela:est-possible, peloter les ,animaux pour:le. rendre.plus compacte, et pour quelle jus puisse hüumecter plus également toute. ln masse. : On-pourräit aussi: plenter autour de la cavité du fumier.des:poteaux, à lintérieur-desquels seraient
pentes horizontalement des planches volantes, dont la. uteur serait augmentée avec celle du fumier et qui seraient enlevées pour l'extraire. FAO T ER Mais voici le système.que je propose aux cultivateurs qui voudraient tirer le meilleur parti, possible de‘tout ce que leur fermé peut produire: d'engrais: Le pavé des animaux dans l'étable doit être absolu: ment étanche et avoir une pente suffisante pour assurer l’égoût facile des urines jusqu'à l'allée, dans le côté de laquelle est une cavité aussi étanche de 18 pouces de largeur sur 6 de profondeur, servant à retenir et à diriger les urines et funriers vers le réservoir situé à l'une des extrémités de l'allée. L'alléc elle-même doit être suffisament inclinée vers le réservoir pour donner l'écoulement nécessaire aux urines. D'après’ ce système, les urines n6 séjournent point dans les étables pour y produire des émanations dangereuses à la santé des animaux, mais s'écoulent constamment sur le tas de famier au travers duquel, elles: pénétrent jusqu'au réservoir, situé dessous, ‘Le réservoir est une cavité dans le sol rendu susceptible d'arrêter: toute filtration du liquide, soit par les moyens déjà indiqués ou par un pavage en pierres 8 avec du ciment hydraulique, et recouvert par une plateforme de bois rond ou à clairevoie, sur laquelle est placé un lit de branches on de paille pour empêcher le passage des matières solides. Cette plateforme’est environnée: d'un murde planches mobiles retenues avec des poteaux, et que l’on peut enlever à volonté pour retirer le fumier ; et une pompe commune est introduite dans le réservoir afin de pouvoir arroser dans les saisons convenables le fumiér avec les urines et les purins que l'on dirige sur toutes les parties du tas au moyen dé conduites mobiles. On pompe encore les purins dans un tonneau mani dan arrosoir, et placé
88 "ÉLÉMENTS sur üne voitüre, pour les conduire sur les ‘champs
ge veut arroser, Avec cet arrangement les gaz ertilisants des urines, au lieu de se- perdre’ dans l'atmosphère, sont recuellis et retenus par les tas do
fumier. ; On: doit observerique cette citerne:à urine: doit étre nettoyée de temps à autre, et pour-cela:une:
partie doit excéder en dehors dufumier, et être recouverte par une trappe. | |
Lorsqu'il est possible. d’arranger, les étables de.
manière à! ce qué.le tas de fumier. avec lu citerne à uriné placés sous la dite étable, ne soient pas exposés
à la pores Ja fermentation a lieu d'une manière plus
ière. . Plusieurs expériences ont démontré que le famier préparé sous les pieds des animaux dans des étables avec.chaque jour une nouvelle. couche dé
litière: abondante et: fraîche, était de la meilleure
qualité.
: Mais quelques soient -les dispositions. que l'on
donne aux -étables, il faut qu'elles permettent de re cueillir sans/perte toutes les déjections animales et
particulièrement les-urines: Car la quantité de ma-
tière fertilisante recueillie ‘dans une, étable . qui: rs ces conditions, peut tripler la quantité recueilie dans une éfable mal, faite. : Il faut aussi qu’elles soient:propres ét bien aérées, Ce soncdes conditions
essentielles à la santé-des animaux, surtout pendant n08 longs hivers çanadiens. pic