CHAPITRE VII
DE LA LIMIÈRE, ::.
‘AUX fines .dépen €
es étables ; car une étable où les urines séjournent
La quantité de litière qu'il est nécessaire dé donner à beaucoup de la construction €
sur .. pavé des animaux, demande plus.de litière pour que les animaux soient sèchement qü’une autre avec un pavé en pente douce, Mais dans les étables où les urines et Île purin sont exposés à être perdus, l'emploi de la litière devient indispensable pour absorber. ces matières liquides et en conserver une aussi forte proportion que possible.;. et alors elle doit être proportionnée. à la nature plus ou moins liquide des déjectionis animales.
Cette:litière. ainsi. saturée: d'urine et mélangée au fumier fermente facilement, et augmente proportiôn-, nellement la quantité de ce dernier. Cependant, gapiaue les pailles qui s’imbibent le plus facilement,
rment les meilleures litières, elles ne Fm pn ES toujours les meilleurs engrais, car toutes les pailles ne sont pas également, riches en substances azotées et salines,. qui seules, établissent leur valeur comme matière fertilisante. * La paille des céréales est médiocre comme engrais, tandis que la paille des légumineuses et des crucifères, tels que la vesce, les pois, le colza, le sarrasin, les fèves, les lentilles, le millet. &c., riche en principes azotés et salins, forme des fumiers d’une richesse remarquable, ‘Ojr peut encore'se servir avec avantage pour litière, survant les circonstances où se. trouve re le fermier, de feuilles de bruyères, de hêtre, de chêne, de peuplier, de balles de froment, de roseaux, de sciure de boïs, de totirbe, de RRzon de terre, ete. etc, Ta terre comme litière, est employée en Angleterre, en Allemäghe ét en Suisse dvec beaucoup: d'avantage. Il faut pour cela que la terre soit sèche, répandue en’ couche dans l'étable ét récouverte d’un-peu de paille
ur empêcher son adhésion aux poils des animaux
a qualité de la terre devra être choisie suivant la nature de l’amendement qu’il est utile de donner au sol, car, par ce moyen, on atteint un double bat, celu
d'engraisser et celui d'amender du même coup. . On aura soin de remuer ce fumier terreux pour rendre la fermentation uniforme. | On économise aïnsi la paille, et la terre retient - mieux les liquides des déjections et leurs principes fertilisants, et a une énergie plus durable; aussi l'expérience a rouvée qu'on peut augmenter de cette maniète de 10 à 12 verges cubes la quantité de bon fumier produit annuellement par c gros bétail. | | ef “Il serait avantageux de couvrir de temps à autre le tas de fumier à mésure qu'en l'étend, dé tourbe, de
terre noire, de mare Ou de savane déssèchée, d’un
peu de chaux, de plâtre, de paille, de terre, d'argile calcinée et pulvérisée, des plantes marines, des mauvaises herbes qu’on enlève des champs ou des jardins surtout avant leur maturité, Ce qui en aug-
menterait considérablement la quantité, €t empêche-
rait J'évaporation des principes fertilisants et la moisissure, ; FERA REDO
. Lorsqu'il est possible de conduire et mélanger au
tas de fumier le produit des fosses d’aisance, des pots de nuits, les débris, le poil et le sang des ani-
maux qu'on tue, les cendres des eaux de savon, de Ja suie, des os broyés, des charbons éteints, ces
substances augmentent considérablement. la quantité et la puissance du fumier. Mais si le cultivateur ne.peut, vû la position relative de sa maison et. de son: étable, facilement conduire ces diverses matières au tas de fumier, un second réservoir devra être construit près de la. demeure, où ces substances seront mé.angées avec de la terre, &c.
aque tête de
D'AGRIOULTURE.