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WEBSYÿER, N.Y. 1
.fquelicôts et les bluets ont des. couleurs fortes, telles que le pourpre, le gros rouge et le bleu qui absorbent la chaleur sans la réfléchir beaucoup... Cependant Ja -partie inférieure de la corolle qui réfléchit les rayons du soleil est toujours pl:s pâle: que le reste. a té De/mémeque les-coüleuts, les formes des fleurs ‘sont plus: où mûins nombreuses, ‘et ne sont qu'un as- ‘semblage de miroirs dirigés vers un: foÿer où:d4 na- ‘ture'a'mis les parties de la fécondation des: plantes. Mais quand la naturs destine des fleurs à croître sous -Îes ‘rayons ardens du: soleil, avec: des: couleurs “blanches et:éclatantes, elle sr “au moyen dela - courbe de leurs pétales, les foyers en dehors. C’est ainsi que sont rer les pétales du lis, et malgré ‘la grandeur'et la bläncheur de sa corollé, plus il s’é- -panouit, plus il: écarte de lui. les rayons du soleil. Et pendant qi'an milieu de Pété, :en plein midi, toutes É fleurs brilées -dé sès ardeurs, s'inclinent et pen- ‘éhent leur tête versla terre, lé lis élève la sienne et ‘éontemple face à face; Fastre qui brille au haut des ‘cieux:; ‘symbole de la pureté virginaie qui, dans sa | Pncrnt je hanmes 29 crainte. les rayons. lumineux dwregard divin; tandis que la foule des âmes avares s nd sont confondues devant. ls face de leur Jeu. ADOUAOSE OS {l En ndtüré a enéôre d’autres moyens de'‘multiplier dans les fléurs, les reflets de: la chaleur... Tantôt elle ‘fes’place sur des tiges peu élevées: afin qu’elles soient ‘échauffées par lee réflexions de la terre; tantôt elle soustrait Id corolle et fait sortir ‘les parties de la fé- ‘condation des-parois d'un épis; d’un :cône ou d’une “branche d’ârbre. :: Les formes d'épi «et de cône pa- “raissent les plas propres à réverbérer sur-elles l’ac. ‘aoû du s6leil, car elles présentent toujours quelques ‘côtés abritéés Au froid. : Aussi cette forme est très
D’AGRICULTURE. si
commune dans.les herbes du nord et très rares dans “celles dumidi. ::La plus part des graminées du midi |. “portent leurs graines, non-en épis, mais-en panaches flottants, et divisées par une multitude de tiges par- “ticulières, commé lemillet et le:riz. Ce qui prouve ue: lés fleurs des plantes sont ordonnées à l'action e.la chaleur sur :les parties de la fécondation suivant chaque pays, c'est que beaucoup. de nos plantes, telles que les choux, le sainfoin, la luzerne, la sariette etc., croissent À merveille aux Antilles,mais n'y donnent jamais de graines, car le soleil agit trop vivement sur leurs fleurs. : … - : | . Fsntôt la nature place des. fleurs sur, des tiges éle- :vées pour les soustraire à la réflexion du soleil. C'est pou -cela,qu'entre les tropiques, il faut regarder en haut pour voir les fleurs, et dans nos climats plus froids, il faut porter nos regards vers la terre. Tantôt.elle les fait éclore à l’ombre des ‘feuilles: tantôt au milieu de la nuit; d’autres viennent près de terre ‘et à découvert, mais leurs pavilons ont des,couleurs sombres et yeloutées, ou elles viennent à l'entrée du printemps. À quelques.unes, la nature a donné un autre moyen de s'abriter de la trop grande chaleur. Ælles s'ouvrent. de bonne heure le matin etse ferment
of lorsque l'ardeur du soleil devient trop forte, ou elles lier -s'épanouissent à l'ombre d’un panache de feuilles, ou elle ‘elles se courbent et se tendent lorsque les rayons ient solaires deviennent trop ardents. Et en général elle “plus il fait chaud, moins les fleurs ont de durée. Le à f6- .… . En considérant les fleurs dans.leurs rapports avec une | les rayons solaires, on peut généralement les rappor- ‘pa- { ter à. cinq formes principales, savoir : celles À réverl'a- -bères. perpendiculaires, qui naissent. adossées à un ques -cône, à ces châtons.. noue .qu; à un épi, et n'ont très point.de pétales, ex : les côdres, les bouleaux, la plu-
‘part’des graminées du nordlete., etc.; et qui parleur -position à l'extrémité des tiges, sont exposées à toute lurdeur des rayons du’ soleil, Ces:réverbèresras- “semblent sur les anthères' des fleurs, un are de lusmière d'environ ‘quatre-vingt dix degrés depuis le zé- “‘nitk jusqu'à l'horizon, et présentent encore dans les - inégalités de ces plans, des :faces réfléchissäantes. : ‘Cette forme paraît trèscommune dans lés fleurs de "Ja zone glaciale. : ‘ sise hd barre Les fléurs à réverbères cofiques, commé les con-
volvulus, n’ont qu'une pétaie., Elles rassemblent un cône de lumière Pénsiton soixante degrés et le réfléchissent ér: ctitier sur les parties de la floraison où son ‘action est très-forte. Aussi ces fleurs ne croïssent qu'à ‘Tombre des’ arbres et ne durent que très peu de “temps. Lorsque la nature les fait croître dans les “pays méridionaux,"el'e les teint de violet et de bleu ‘pour en affaiblir l'effet et ne les ouvre que la nuit. ais elles viennént ordinairement à l'entrée du prin-
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“f'appartient qu'aux climats ‘temipérés et ientre les ‘tropiques, ellu ne vient qu'à l'ombre. ‘Les fleurs pa- “pillonnacées où légumineuses, qui sont des fleurs “d'été où en pays chaud, ont ‘aussi cinq pétales, mais ‘au lieu d'être à
rayons du ‘soleil'sur le: centre”‘de la fleur, ‘elles sont ‘replôÿées autour‘des anthières pour les mettre: à l'abri.
isposées de’ manière à réverbérer les
Aussi les pays'chauds produisént-ils une vatiété in-
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‘finie de pois! de haricots,’ de liangsete.
‘15"Les fleurs à 'réverbères re comme les tu- | Fe
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ou parallèlement. La nature en a multiplié les mo-
déléé ‘dans nos feuté d'été: ou’ dans celles qui se
EN reprend 2 2 2 ET traite
Ilya des fleurs coordonnées aux vents et aux pluies et construites de manière à en protéger les -parties de la. fécondation, telles: que les. fleurs des pois qui.ont de grands. papillons et tournent comme des girouettes sur. des, Lean élastiques : telle est “encoré la fougère des collines, exposée à être battue des pluies et-des vents, qui porte Ben ours tournées .vers la terre sur le dos de-ses feuilles, ,
La nature a. semé l'univers de. fleurs. depuis Le zônes glaciales jusqu'aux climats torrides, qui naissent -Sbus les.pas des saisons, aux premiers . zéphirs du “printemps, aux brûlantes ardeurs de l'été; au jours - Mélancoliques de l'automne et qui s’épanonissent à l'ombre de la :nuit, aux. premiers rayons de, l'aurore, aux regards. de l'astre du jour au haut, de sa carrière. À. ja suite de ces fleurs dont Dieu embellit ses, œuvres, la terre se couvre.de graines et: de fruits pour-nourrir.dans tous leslieux, toutes les saisons et tous les climats, depuis l’homme jusqu’au pie petit des oiseaux, aux quels séen my une égale pro- vidence, le soin du: Divin Cré Que:.les ne les oiseaux, la terre et la mer. “aélbbrent 8 bonté, k sa puissance, ei,æa) gloire for BOL ÉTRETO HOT 119 07
'ÉPITE Li és À
| RELATIONS DES FRGHLLRS Avec L EAU ET. VAR,
? tadls l'auteur de la nature voulut qi ‘de JR jusqu'au sommet des terres les plus eëbu té il dit, et les nuages 8 'élévèrent de SA a u. et se ispersèrent sur les ailes des vents, jusque dns les be) lés plus reculées des cptpeals et, s’y nt pandire ne LA mille formes diverses, en brouil ji “en rosées, ‘en pluies, en neiges ét.en frimals. |
À, la-voix du Tout Puissant, l’orme:s/éleva sur les montagnes qui bordent:le Tanaïs, chargé de feuilles en. formé de‘ langues ; le buis -touffu sortit de la croupe des.Alpes avec ses feuilles creusées en cuiller. Les, pins.des :monts sablonneux recuillirent les vapeurs qui flottaient dans l'air, avec leurs folioles dis. : poussn en : plüceau ; les verbascums étalèrent leur
arges feuilles. sur les sables ‘arides ; et la fougère. | présenta sur le pendant des :collines son feuillage en | éventail aux vents pluvieux et horizontaux. Une multitude d’autres plaütes, au sein des rochers, des: cailloux, et de la croûte même des marbres reçurent: les eaux des pluies, dans des cornets, des sabots et : des burettes. | Depuis le cèdre du Liban, jusqu'à la violette qui borde les bocages, il n’y en à aucuñe qui ne tendit sa large coupe.ou sa petite tasse suivant:ses besoins ou son poste, LE OS DES TC EH |
Cette aptitude des fsuilles ‘pour recevoir les eaux : | des pluies'est variée à l'infini. Maïs on en-reconnaît | les caractères, non seulément à leurs formes concaves, mais surtout à un petit canal sur le. pédicule qui les, attache à leur rameaux, ét qui conduit les eaux des : poses dans les arbres, de la feuille à la branche. La
ranche, pat lobliquité de ;8a position, porte ces r 86 eaux au tronc, d'où elles descendent: à la racine par
une suite de dispositions conséquentes, à
HO :Dans la plupart des ‘arbres des montagnes, si on L JB, verse doucement de l'eau sur les feuilles les-plus : 4 do éloignées; de la tige, on ia verr4 couler, par la route | Hi. qui vient d'être indiquée, sans . en tombe une | M D seule-goutte à terre. D’autres plantes qui croissent À Ye dans les lieux forts chauds et fort arides ont leurs (l
828 | tiges etleurs fouilles entières transformées en canal. . | Les plantes de montagne ou des lieux arides ont LU encors la propriété d'attirer l'eau qui nage dans l'air
en vapeurs insensibles, êt ‘ont leurs’ {feuilles presque
toujours ‘humides. Mais la nature qui” donne un : aqueduc aux feuilles des plantes montagnardes, l’ôte à celles qui naissent sur le bord des:eaux du dans les : lieux humides, et elle:en fait des plants aquatiques.
Celles-ci, au lieu (d’avoir leurs feuilles: creusées ‘en : gouttières; Tes ont unies:-et lissées,:et leur longues
Das 4 À + ‘
igence, :
par leur port;:soit par la:dorme. de leur feuilles, soit . par une qualité répulsiys, «comme certains .choux:où :
D’AGRIQULTURE. 87 :
les gouttes d’eau-se rassemblent. comme des gouttes de, vif argent; sans pouvoir humecter les feuilles...
: Voici.ce que nous pouvons conclure pour l'utilité de la:culture; c'est que lorsqu'on cultive des plantes dont : le pédicule. des feuilles, ne' porte. point l'empriente d'un canal,:ét ne:éont pas construites de manière à. recueillir les eaux. de ! l'atmosphèré et les conduire à , leurs racines, il faut leur choisir un. sol humide ou leur donner beaucoup d'eau, car elles sont aqua tiques de leur nature, telles sont ‘1h :capuoine, la
meuthe; la matjolaine etc. ; mais lorsque les plantes
ont un canal à-leur pedicule, il faut leur choisir un
sol plus sec et leur donner peu d’eau, car une trop
grande humidité ne leur est:pas naturelle. ,.,:::..;,