‹ Les éléments de l'agriculture [microforme]Chapitre 8 sur 65 · INTRODUCTION. VIT · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. VIT

principes applicables à tous les climats et à tous les sole, ensuite les applications que chacun peut faire suivant les circonstances dans les quelles il se trouve, etje les ai réunis sous un cadre aussi rétréci que pouvaient le permettre la clarté et la précision né-

cessaires pour être bien compris, en ne me servant

que d'un langage propre à l’enseignement, et en élayant toutes les expressions soit trop scientifiques, Soit en usage seulement chez les peuples étrangers ; ainsi que les argumentations, qui, tout en pouvant plaire infiniment aux esprits éclairés, sont néanmoins susceptibles de surcharger, sans une compensation suffisante, la mémoire et l’intelligence de la jeunesse. Comme l'abeille qui butine sur toutes les fleurs les sucs dont elle compose son miel, je dois aux œuvres si justement célèbres de Van Den Broeck, à l'art du cultivateur par M. T. Moll, à plusieurs traités autorisés par le conseil royal et publiés par instruction du gPaxerament Belge, à de célèbres naturalistes, ainsi qu'à des publications anglaises, américaines et caradiennes, les matériaux ES cet ouvrage® J'y ai puisé sans scrupule ce qui, étant propre à notre pays, pouvait contribuer au but que je me suis proposé ;

car ce n’est point le titre d'auteur que j’ambitionne,

mais mon désir est d'être utile à mon pays dans la mesure de mes faibles talens.

La lecture des livres qui traitent d'agriculture est

. 1: s CS . é \ Ai si peu familière parmi nous, que la publication d’un ouvrage de ce genre, destiné seulement aux familles, et qui ne devrait contenir, vû l'état peu avancé de

À kl

VIIl INTRODUCTION.

l'éducation agricole, ni expressions techniqu:s, ni argumentations scientifiques, serait, on peut le supposer, de peu d'utilité pratique. Maïs en introduisant dans les écoles, d’une manière aussi générale que la ordis un ouvrage élémontaire où les principes de ! l'agriculture, dans l'état actuel de cette science, seraient aussi clairement exposés que ceux des autres sciences naturelles, et commé celles-ci, avec les noms des éléments, des substances, et les

expressions qui conviennent à cet art, on rendrait un

service bien grand au pays. Par là, une partie du temps si précieux de la jeunesse et si souvent perdu, serait consacré à une étude qui rendrait l'instruction plus intéressante par les nombreux exémples pris dans Ja nature et dans les’ occupations journalières ;

et qui, dans quelque position sociale que l'homitne se trouve placé par la Providence, serait d’une utilité’

pratique tous les jours de sa vie, et contribuerait

puüissamment à le conduire à une honofable aisance.’ Et pre canal des enfants, les connaissances de

l'âgricul ure pertectionnée, et l'intelligence des écrits sur cét art, pénétreraient bientôt dans toutes les familles, ét on en reconnaîtrait les heureuses influences

par es améliorations qui ne tarderaient pas à les

suivre. Car l’'agriculteur, comme le manufacturier,

aime la science et les améliorations, du moment qu 7

est convaincu que cette science et ces àméliorations penvent lui être utiles et profitables,

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