INTRODUCTION
« L'Éthologie, écrivait St. Mill il y a plus d'un demisiècle, est encore à créer. Mais sa création est à la fin devenue possible. » D'importantes contributions à la science du caractère ont été apportées depuis. En ces dernières années notamment, les travaux de MM. Pérez, Ribot, Paulhan, Fouillée, peuvent être considérés comme apportant plus que des matériaux pour la constitution d'une théorie solide. Toutefois, et la diversité même de ces œuvres, la différence des points de vue auxquels se placent ces auteurs, suffirait à le prouver, la question n'est pas épuisée, et il semble qu'on peut avoir encore le droit de l'aborder. En un problème si difficile, d'une si déconcertante complexité, et en même temps d'une importance psychologique, morale et sociale si vraiment capitale, il est permis d'apporter le résultat de ses observations et de ses réflexions, même si elles ne devaient servir qu'à préciser quelques points particuliers et n'avaient pas la prétention de fournir une théorie complète et nouvelle.
Une obligation toutefois s'impose à nous dès le début : celle de dire comment nous avons compris et délimité notre