‹ Les éléments du caractère et leurs lois de combinaisonChapitre 5 sur 92 · PRÉFACE VII · texte numérisé non relu

PRÉFACE VII

évidence entre telle forme de sensibilité et tel mode d'activité résultent de ce qu'ils sont la double expression d'un môme organisme et plus précisément d'un môme système nerveux; le lien qui existe entre ces formes mentales est un lien indirect, elles ne se déterminent pas l'une l'autre, mais sont déterminées par une condition commune ou plutôt par un ensemble de conditions communes. Et c'est là ce qui permet de comprendre que la corrélation ne soit pas rigoureuse : si l'état du système nerveux varie, il se peut que ses variations entraînent laltéralion de l'un des groupes de fonctions, et qu'elles ne soient pas de nature à faire subir à l'autre une altération de môme qualité ni surtout de môme étendue. S'il y avait en ces cas action directe d'un groupe de phénomènes psychiques sur l'autre, leurs variations seraient beaucoup plus rigoureusement coordonnées que l'expérience ne paraît le révéler ^ » Sur le fond, je suis à peu près complètement d'accord avec Marinier, sauf quelques réseryes en faveur de l'influence directe des fonctions mentales les unes sur les autres. Il me suffit qu'on admette la réalité de ces corrélations et qu'on convienne, d'autre part, « que nous connaissons mieux à l'heure présente le fonctionnement de l'esprit que celui des centres nerveux, et que si la logique commande d'aller, dans Texposé des faits, de la condition au conditionné, du phénomène cérébral à la manifestation psychique, toute saine méthode de recherche devra suivre la marche inverse ».

Mais c'est M. Paulhan* qui a critiqué le plus expres-

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