Guyau. Éducation et hérédité, p. 220. Paris, Félix Alc^n
Vuilà aussi poiinitioi il fanl faire du perfcclionnement de la personnalité le principe de toule morale et de loule éduca* lion, sans craindre par là « de dissoudre la société^ ». A une épo(|U(* où, connue un Ta maintes fois remarqué, nulle lh(*orie, nulle croyances nulle foi ne demeurent incontestées, il est une foi à laquelle il se faut attacher. Cette croyance |)réalal)lc et sans laquelle toutes les autres seraient inefficaces et mortes, c'est celle-ci : l'homme n'est pas le jouet de la fatalité de ses instincts, de ses passions, de ses intérêts, des forces du dehors; il peut, s'il sait le vouloir, créer en soi une nature morale et une nature sociale supérieures; il peut avancer ou retarder le progrès; il peut se faire et faire Tavenir. Et pour oser tenter Tépreuve, il faut avoir foi en l'efficacité de leffort, il faut avoir foi en la valeur absolue de la dignité humaine, c'est-à-dire d'un mot en la liberté.